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Enfant autiste tué à Marseille: une voisine de la famille témoigne

Celle qui croisait régulièrement la mère de famille décrit une personnalité repliée sur elle-même.

"On est tous choqués." Ce lundi, la mère d'un enfant de 11 ans a été mise en examen pour "meurtre sur mineur de moins de 15 ans". Le corps du jeune garçon, portant des des traces de coups de couteau, avait été retrouvé samedi sur les berges de l'Huveaune, dans le 11e arrondissement de Marseille, par son père et son oncle.

Dans le quartier où vivaient la mère et son enfant, atteint du trouble du spectre de l'autisme, la sidération règne. Une voisine de la famille, qui a tenu à garder l'anonymat, a accepté de se confier au micro de BFMTV.

Une femme "renfermée"

Cette dernière, qui croisait régulièrement la mère depuis douze ans, brosse le portrait d'une personnalité taciturne. "C'est quelqu'un de fermé. Elle n'est pas ouverte, ne parle pas aux gens, toujours toute seule. Elle est dans son monde", raconte-t-elle. "Elle est toujours tête baissée, ne vous regarde pas... On sent qu'elle a une bulle", renchéri-t-elle.

La voisine, qui avait croisé l'enfant en compagnie de sa mère seulement quelques heures seulement avant le drame, n'avait constaté aucune violence. "Après, chez eux... Je ne peux pas m'avancer", précise-t-elle néanmoins.

D'après elle, l'enfant n'était par ailleurs pas scolarisé. "Je l'entendais crier de chez moi, il faisait des crises", relate-t-elle. Le père, que la voisine décrit comme une personne "sympathique" et "gentille", semblait présent dans la vie de son fils.

La mère "dépassée"

La disparition de l'enfant avait été signalée par sa mère, vendredi dernier. Elle avait déclaré aux enquêteurs que son fils avait échappé à sa surveillance lors d'une promenade. Après la découverte du corps, elle a finalement reconnu être l'auteur des coups de couteau qui ont conduit à la mort du jeune garçon.

Face aux enquêteurs, la mère de famille a évoqué ses difficultés face au trouble dont était atteint son fils, et a dit ne plus parvenir à "gérer la situation" en raison des crises répétées de ce dernier.

Alexis Pluyette et Sarah Boumghar