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Agression d'un homme au couteau devant un collège à Marseille: la garde à vue du suspect prolongée

Dominique Laurens, procureure de Marseille, était en conférence de presse ce mercredi.

Dominique Laurens, procureure de Marseille, était en conférence de presse ce mercredi. - BFMTV

À l'occasion d'une conférence de presse tenue ce mercredi, la procureure a indiqué que des témoins avait entendu l'homme de 23 ans dire "je vais tuer" avant de passer à l'acte. Le pronostic vital de la victime est "très engagé".

"Je vais tuer." Voilà ce que l'homme suspecté d'avoir agressé un père de famille au couteau devant un établissement scolaire marseillais, mardi après-midi, aurait déclaré peu avant les faits. Ces propos, entendus par des témoins, ont été rapportés ce mercredi par la procureure, Dominique Laurens, au cours d'une conférence de presse.

Difficilement appréhendé par les forces de l'ordre devant le collège Sévigné, au cœur du quartier Saint-Jérôme, le suspect est actuellement en garde à vue, son état ayant été jugé compatible avec la détention. Celle-ci a été prolongée ce mercredi soir, a précisé la procureure.

Dominique Laurens a toutefois indiqué que le mobile de l'agression demeurait inconnu. L'enquête ouverte par le parquet de Marseille mardi soir visera à éclaircir ce point dans les jours à venir.

Le pronostic vital de la victime toujours "très engagé"

Selon les premières constatations des services de police, l'agresseur de 23 ans s'en est pris sans motivation apparente à un homme d'une trentaine d'années qui venait chercher ses enfants.

Décrit par ses parents comme sujet à des troubles psychologiques depuis plusieurs semaines, l'assaillant présumé était en arrêt pour cette raison, et avait disparu depuis 48 heures.

S'il était jusqu'alors inconnu des services de renseignements, son nom était déjà apparu auprès du TAJ, le Traitement des antécédents judiciaires, pour des faits liés aux stupéfiants.

Lacérée de coups de couteau, notamment au niveau du thorax, la victime était en arrêt cardio-respiratoire et inconsciente à l'arrivée des secours. Le procureur a précisé que ce médecin militaire travaillant à l'hôpital Lavéran était "toujours vivant", bien que son pronostic vital soit toujours "très engagé".

Boris Kharlamoff avec Florian Bouhot