BFM Lyon
Lyon

Stationnements supprimés à Lyon: la Métropole veut offrir "plus de places" à "l'ensemble des utilisateurs"

Fabien Bagnon, vice-président de la Métropole en charge des mobilités actives, a défendu ce mercredi matin sur BFM Lyon le projet de transformation de 1700 places de stationnement.

"Pour la voiture individuelle thermique [il y aura] un petit peu moins de place." Fabien Bagnon, vice-président de la Métropole en charge des mobilités actives, a défendu ce mercredi matin sur BFM Lyon la suppression de 1700 places de stationnement.

Il a notamment rappelé que 800 places concernées continueront à accueillir des voitures mais elles seront consacrées aux véhicules électriques (500 places) et à l'autopartage (300 places). "Il y a une forte demande", justifie-t-il.

"Ce qu'il faut voir, c'est que c'est sur la durée, sur plusieurs années. On est sur une transformation de l'espace public", indique Fabien Bagnon.

Le vice-président de la Métropole de Lyon affirme que "400 personnes" sont sur liste d'attente sur la Presqu'île pour bénéficier d'un stationnement de leur vélo. "Il y a une demande extrêmement forte. On connaît l'essor du vélo sur l'ensemble de la Métropole", poursuit-il alors que 3000 stationnements sécurisés sont prévus dans le projet.

Un "changement d'habitude"

"Au total, on offre beaucoup plus de places si on compte l'ensemble des utilisateurs [...] On offre une meilleure accessibilité de notre cœur d'agglomération", réagit Fabien Bagnon à l'adresse des élus de droite qui dénoncent, selon eux, la réduction de 30% de l'offre de stationnement.

Il souhaite aussi répondre aux commerçants, inquiets de voir les clients se faire moins nombreux, en affirmant "écouter et dialoguer beaucoup". "C'est du changement d'habitude, du changement pour certains clients. Il y a un vrai rôle pour nous d'accompagner."

Fabien Bagnon met également en avant un impact "très favorable" sur l'économie dans de nombreuses villes qui ont été davantage piétonnisées. "Ça se retrouve partout en France, même dans de grandes villes mondiales", complète le vice-président de la Métropole.

Léo Chapuis et Amaury Tremblay