BFM Grand Littoral

Calais: un camp abritant 500 migrants démantelé

Un camp de migrants à Calais (photo d'illustration)

Un camp de migrants à Calais (photo d'illustration) - PHILIPPE HUGUEN / AFP

Un important dispositif policier a été mobilisé pour procéder à l'évacuation des migrants qui occupaient depuis quelques mois sur une ancienne friche.

Nouvelle évacuation à Calais. Une opération d'évacuation d'un camp de migrants "installé sans autorisation dans plusieurs hangers dans les hangars" Magnesia a été menée ce vendredi matin, a indiqué la préfecture du Pas-de-Calais.

Troubles à l'ordre public

Plus de 300 agents des forces de l'ordre ont été mobilisés pour procéder à l'évacuation de camp, situé sur des parcelles appartenant à la société Magnesia, a indiqué une source policière à BFMTV. Les forces de l'ordre effectuent des vérifications des droits au séjour des migrants présents. L'association Audasse est présente pour leur proposer son aide.

"Le nombre de migrants présents sur ce site a considérablement augmenté ces dernières semaines. Plusieurs centaines de migrants y sont actuellement recensés, dont une trentaine d’enfants", précise la préfecture dans un communiqué.

Selon les autorités, l'occupation des lieux a "généré des troubles graves à l’ordre public, à la tranquillité publique, en particulier pour les 50 familles riveraines résidant à proximité". Elles pointent du doigt également "un problème croissant de salubrité publique".

Au total environ 500 migrants, principalement des Soudanais et Iraniens, ont été évacués à bord de 25 bus. Les migrants isolés devaient être conduits vers des centres situés dans d'autres régions françaises.

Rixe avec des CRS dans la nuit de mardi à mercredi

Jeudi, Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, et Natacha Bouchard, maire de Calais, avaient réclamé le démentèlement de ce "nouveau campement de migrants" au sud-est de Calais, pour éviter la "reconstitution d'une jungle". Ils ont notamment pointé "des rixes impliquant une trentaine de personnes" survenues dans la nuit de mardi à mercredi dans ce campement, suscitant l'intervention d'une "cinquantaine de policiers et CRS".

"C'est une friche privée, squattée depuis cet hiver, qui ne cesse de grossir, avec aujourd'hui plus de 500 migrants et pour laquelle un permis d'aménager a été délivré. J'en ai demandé l'évacuation urgente, parce qu'il y a des personnes violentes, qui se font la guerre (...) et que les aménageurs veulent retrouver l'emprise" du lieu, a affirmé la maire à l'AFP.

"Ce lieu s'est constitué petit à petit" au fil d'expulsions "d'importants campements en juillet 2020, puis d'autres", les autorités "depuis des mois ne font que déplacer le problème", a réagi François Guennoc, de l'association l'Auberge des migrants, qui intervient sur le terrain.

"Environ 1500 personnes se trouvent actuellement à Calais" dont "800 dans ce camp", a-t-il estimé, relevant une croissance du nombre de migrants dans le Calaisis.

Cécile Ollivier avec Benjamin Rieth