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Lille: l'appel des habitants pour restaurer les courées traditionnelles de la ville

À Lille, de nombreuses courées n'ont pas été entretenues depuis plusieurs années. Mais des initiatives citoyennes se montent pour demander la réhabilitation de ces espaces de vie.

Des murs parfois décrépis, des fils électriques souvent suspendus dans les airs... Dans plusieurs courées de Lille, ces cours communes typiques des habitats ouvriers, le manque d'entretien saute aux yeux. "Là vous avez les câbles télécoms, je pense que ça n'a pas été touché depuis une cinquantaine d'années", montre par exemple à BFM Lille Jonathan Lefranq, qui a lancé il y a quelques années l'association des habitants de la cour Morel, dont il est président.

Le but de ce groupement de riverains partageant la cour est simple: demander à la métropole lilloise de restaurer ces lieux de vie emblématiques de la capitale des Flandres, parfois devenus insalubres.

"On a fait une demande de financement auprès de la MEL - métropole européenne lilloise -, on attend toujours la réponse, c'était au mois de décembre", explique Jonathan Lefranq. Mais aussi "auprès de la région, on n'a eu aucun retour."

"Les devis sont faits, on les a envoyés à toutes les instances", assure pourtant le président de l'association, qui note tout de même "une dynamique autour des courées" émanant des Lillois.

"Il serait intéressant de s'en emparrer pour que cette dynamique ne retombe pas et ne s'essouffle pas dans les semaines à venir", estime-t-il.

Des habitants qui s'organisent

En attendant une potentielle réponse de la part de la mairie de Lille, certains habitants tentent de s'emparrer du problème des courées peu entrenues et de compenser, à leur manière, le manque d'aide des élus. À l'image Arthur, résident de la courée Morel, qui a tenté de créer un jardin en son sein pour verdir l'espace et qui a également "appris à des enfants à planter".

L'idée de la création de collectifs d'habitants fait quant à elle son chemin dans les autres courées du quartier pour faire entendre le besoin de restauration de ces espaces au plus grand nombre.

Juliette Mitoyen Journaliste BFM Régions