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Lille: habitants et commerçants dénoncent une hausse de l'insécurité

Les riverains du quartier Masséna-Solférino appellent la mairie à agir contre une augmentation de la violence dans leurs rues. Un sentiment partagé par les commerçants du Vieux-Lille.

Le 13 septembre dernier, la vidéo d'une violente agression rue Masséna, à Lille, a fait le tour des réseaux sociaux. Un événement loin d'être isolé, selon les riverains, qui déplorent aujourd'hui des actes de violence de plus en plus fréquents. Une situation dénoncée par le collectif d'habitants Masséna-Solférino, qui entend agir pour ramener du calme et de la sérénité dans leur quartier.

"On a vu une nette dégradation en quinze ans, assure Nelly Cantineau, membre du collectif. Des bagarres qui deviennent coutumières. Des dégradations de voitures, ça c'est tous les jours. Ça fait partie du quotidien."

La Lilloise assure que les riverains se sentent "abandonnés par la mairie, la sous-préfecture, parce qu'ils ont connaissance de ça, c'est pas nouveau". "Ça fait quinze ans que ça dure et on ne fait rien pour nous", dénonce Nelly Cantineau.

Une insécurité qui va même jusqu'au Vieux-Lille, selon les commerçants du quartier, qui disent faire face à des cambriolages en série et une augmentation des tentatives d'effraction.

"On est plusieurs commerçants à être excédés et à en avoir mal d'avoir des tentatives de vol, d'effraction, des cambriolages et des agressions physiques, verbales. Même des crachats, surtout en cette période de Covid-19", raconte à BFM Grand Lille Victor Bransolle, responsable d'une boutique de prêt-à-porter rue de la Barre, dans le Vieux-Lille.

Une cinquantaine de commerçants du Vieux-Lille ont ainsi décidé de signer une pétition pour réclamer l'installation de caméras de vidéosurveillance.

Aubry promet 50 caméra d'ici l'automne 2021

De son côté, la mairie assure avoir entendu le message de mécontement des habitants et des commerçants. Vendredi, Martine Aubry a ainsi annoncé lors d'une conférence de presse le déploiement de "50 caméras d'ici l'automne 2021". Une échéance trop tardive aux yeux des gérants de boutiques. "On ne souhaite pas passer les fêtes de Noël, même les soldes, dans cette ambiance là", déclare Victor Bransolle.

Martine Aubry a cependant promis "des caméras mobiles", et ce "dès maintenant:

"Il faut regarder les lieux particulièrement cruciaux en matière de violence. Les rues où ne sont pas respectées les règles communes. Je pense à Masséna-Solférino, pour pouvoir vérifier en permanence et prouver les règles qui ne sont pas respectées", a précisé Martine Aubry.

La mairie compte par ailleurs sur les 60 policiers supplémentaires promis par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin d'ici la fin de l'année 2020.

Rémi Desreumaux avec Juliette Mitoyen