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Un nouveau paquebot France pourrait prendre la mer en 2024

Le paquebot France

Le paquebot France - AFP

Un nouveau paquebot France de 450 passagers pourrait voir le jour d'ici 2024. C'est l'ambitieux projet de l'armateur fluvial Seine Alliance qui prévoit pour l'accomplir un budget de 350 millions d'euros.

Le mythique paquebot France pourrait renaître sous la forme d'un navire de 450 passagers aux lignes élégantes et épurées, symbolisant le savoir-faire et l'art de vivre français tout comme l'était son prédécesseur lancé il y a tout juste soixante ans. Son successeur pourrait être mis à l'eau en 2024, après un début de construction en 2022.

"Le nouveau France sera un paquebot très avant-gardiste, ne serait-ce par son design qui le différencie immédiatement parmi tous les autres", assure à Didier Spade, l'armateur fluvial à l'origine de cet ambitieux projet de près de 350 millions d'euros.

Le navire sera financé pour près de la moitié par fonds propres et/ou de la dette avant une introduction en bourse afin qu'il "appartienne aux français et à ceux qui aiment la France". Il sera "très innovant dans sa conception et dans sa propulsion", souligne le porteur du projet, qui dit travailler avec "conviction et détermination pour faire éclore" le projet malgré la crise sans précédent que traverse le secteur de la croisière à cause de la pandémie de coronavirus.

Navire "à taille humaine"

L'objectif au départ était de construire un navire de 400 cabines permettant l'embarquement de 800 passagers, loin des plus de 6000 croisiéristes pouvant être accueillis actuellement à bord des plus gros bateaux au monde. La construction du paquebot devait démarrer en 2016. Mais la saturation des chantiers et les limites apparues dans la course au gigantisme ont conduit Didier Spade à revoir le projet afin d'aboutir à un navire "encore davantage à taille humaine". 

De 260 mètres de long -contre 315 pour l'ancien paquebot France-, le navire est passé à 190 m. Le projet prévoit en outre désormais un système de propulsion écologique. "Aujourd'hui, comme si ce qui s'est passé avait été anticipé, le nouveau France n'a pas besoin de revoir sa copie", se félicite Didier Spade. "Il est exactement comment il doit être pour accueillir des passagers en tenant compte des enseignements reçus pendant la crise du Covid-19", estime l'entrepreneur à la tête de la société Seine Alliance, qui gère le projet, ainsi que l'activité fluviale sous l'enseigne Paris Yacht Marina. 

L'architecture du nouveau France reprendra le principe des cheminées mythiques noires et rouges de l'ancien fleuron français en les revisitant pour en faire des espaces de vie. Le projet prévoit aussi la création de nombreux espaces exclusifs comme un "bar sous la mer" ou une marina "les pieds dans l'eau". "Plus que jamais, la France a besoin d'un ambassadeur itinérant exceptionnel de ses talents sur tous les océans du monde", juge Didier Spade. 

P.L avec AFP