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Un Français sur deux s’estime nul en anglais

la langue la plus prisée est l'anglais, qui figure dans 8,9% des offres d'emploi en France sur Indeed.

la langue la plus prisée est l'anglais, qui figure dans 8,9% des offres d'emploi en France sur Indeed. - Geralt- CC

Cette lacune a des conséquences sur leur carrière, un quart d’entre eux déclare avoir déjà renoncé à un emploi faute d’avoir le niveau d’anglais nécessaire, selon un sondage Ipsos pour Wall Street English.

Le désamour des Français pour les langues étrangères perdure. Selon un sondage réalisé par Ipsos pour Wall Street English (1), seulement 1% des sondés estime que le niveau d’anglais des Français est excellent, et 6 % le jugent bon. Le sentiment qui l’emporte est que les Français maîtrisent mal la langue de Shakespeare (44%) voire très mal (11%).

Concernant leur propre niveau, le constat est aussi dur puisqu’un Français sur deux s’estime nul an anglais. Dans le détail, 9% déclarent ne pas parler un seul mot, 15% se disent très mauvais et 24% mauvais.

Ils sont néanmoins près d’un tiers à estimer pouvoir se débrouiller et se ranger dans la catégorie d’un niveau d’anglais "moyen". Seulement 5% le disent excellent et 15% bon.

C’est parmi les moins de 35 ans que le nombre de Français déclarant avoir un bon niveau est le plus important : ils sont 33% dans cette catégorie, alors que le taux chute à 13% chez les 60 ans et plus, preuve que l’enseignement a davantage pris en compte cette matière. Clairement, ce sont les plus diplômés (29% chez les personnes ayant un diplôme supérieur au Bac) et 27% chez les CSP+ (27%), que l’on trouve les gens les plus à l’aise avec cette langue.

Se former en dehors de son temps de travail

Or, une mauvaise maîtrise de l’anglais peut être un frein dans une carrière. 25% ont déjà dû renoncer à un emploi car leur niveau était insuffisant, et cela grimpe même à 41% chez les moins de 35 ans, les métiers demandant de plus en plus d'échanges à l’international.

Pourtant, il y a moyen d’y remédier notamment en finançant une formation grâce au compte Compte Personnel de Formation. La moitié des actifs se déclare intéressée par cette possibilité. Les jeunes sont les plus nombreux (61%), conscients sans doute que cette maitrise va s’avérer de plus en plus importante au fil de leur carrière. La motivation est là car plus de la moitié envisage de suivre cette formation sur leur temps libre ( 9% en sont certains, 46% se disent pourquoi pas ). Là encore, ce sont les jeunes les plus motivés (64%) et les personnes ayant un diplôme du supérieur (62%).

(1) Sondage effectué auprès de 1500 personnes, constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Coralie Cathelinais Journaliste BFM Éco