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Un Français sur 10 a été confronté à un refus de paiement en espèces durant le confinement

Selon un sondage Ifop pour la société de transport de fond Brink’s, depuis le début de la crise sanitaire, un Français sur dix a été confronté à un refus de paiement en espèce.

Selon un sondage Ifop pour la société de transport de fond Brink’s, depuis le début de la crise sanitaire, un Français sur dix a été confronté à un refus de paiement en espèce. - Philippe Hughen-AFP

Selon un sondage Ifop/Brinks, depuis le début de la crise sanitaire, un Français sur 10 a été confronté à un refus de paiement en espèces. Celui-ci reste majoritaire (67%) pour les petits achats du quotidien mais très minoritaire (12 à 17%) pour les courses alimentaires ou non-alimentaires.

Le refus du paiement en liquide par un commerçant, s'il reste minoritaire, a été une réalité pour 11% des Français durant la période de confinement. C'est l'un des constats issus du sondage Ifop réalisé pour la société de transport de fonds Brink’s France (du 19 au 20 mai 2020) auprès d’un millier de personnes alors que les retraits en espèce ont dégringolé sur les premières semaines du confinement

Ce refus a pour contexte spécifique la pandémie qui a conduit de nombreux commerces a imposer le paiement par carte bancaire uniquement pour leur éviter de manipuler les espèces, source possible de contamination.

Le plafond du paiement sans contact porté à 50 euros

Cette pratique avait suscité la réaction de la Fédération des entreprises de sécurité fiduciaire (Fedesfi) qui avait saisi la Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) sur des cas de refus de paiement en espèces par plusieurs enseignes de la distribution.

Le relèvement à 50 euros du plafond des paiements sans contact, qui a accompagné la réouverture des commerces le 11 mai, aurait exacerbé un comportement illégal assimilé à tort à un geste barrière contre le coronavirus, selon la Fédération qui regroupe les transporteurs de fonds, gestionnaires de valeurs et de distributeurs de billets. La Fedesfi rappelait dans son courrier à la DGCCRF que, dans la loi, le refus de paiement par cash pour toute somme inférieure à 1000 euros expose le contrevenant à des poursuites pénales.

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- © Source : Ifop/Brink's France

Ce sondage Ifop/Brinks montre par ailleurs que le paiement en espèces reste le moyen de paiement privilégié par 67% des Français pour les petits achats du quotidien (pain, tabac, presse). Parmi les personnes sondées, 39% d'entre elles seraient prêtes à changer de commerce si elles se voyaient refuser le paiement en espèce, 61% déclarant toutefois qu'elles continueraient à y effectuer des achats, malgré ce refus. 

L'usage du liquide pour ces petits achats du quotidien est proportionnel à l'âge : les moins de 35 ans y ayant moins recours (60%) que les personnes âgées de 65 ans et plus (74%).

L'usage du liquide reste toutefois très minoritaire pour les courses alimentaires (17%) et non-alimentaires tels les produits d'entretien ou du petit électroménager (12%) ou pour régler un repas au restaurant ou un séjour à l'hôtel (13%).

On notera toutefois que dans le cas des courses alimentaires, les moins de 35 ans recourent plus au paiement en espèces (23%) que les plus de 35 ans (15%).

Frédéric Bergé