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SNCF: la CFDT-Cheminots rejoint le mouvement de grève du 5 décembre

Outre la CGT-Cheminots, l'Unsa ferroviaire (2e syndicat à la SNCF) et SUD-Rail (3e syndicat), FO-Cheminots (5e, non représentatif) a aussi appelé à une grève reconductible à partir du 5 décembre. Manquait à l'appel la CFDT-Cheminots, jusqu'à présent

Outre la CGT-Cheminots, l'Unsa ferroviaire (2e syndicat à la SNCF) et SUD-Rail (3e syndicat), FO-Cheminots (5e, non représentatif) a aussi appelé à une grève reconductible à partir du 5 décembre. Manquait à l'appel la CFDT-Cheminots, jusqu'à présent - Anne-Christine Poujoulat-AFP

Restée jusqu'à présent à l'écart du mouvement de grève prévu en décembre contre la réforme des retraites, la CFDT-Cheminots, 4ème syndicat représentatif à la SNCF, annonce qu'elle déposera un préavis de grève reconductible à partir du 5 décembre. Elle pourrait toutefois ne pas appeler finalement à faire grève si elle obtient satisfaction au cours des prochains jours...

La CFDT-Cheminots manquait à l'appel parmi les syndicats représentatifs de la SNCF ayant décidé de participer à la journée de grève du 5 décembre. Ce n'est plus le cas. La CFDT-Cheminots a décidé de participer au mouvement de grève du 5 décembre en déposant dès ce soir ou demain un préavis de grève reconductible.

Le syndicat s'est prononcé à la suite d'une rencontre ce jeudi matin, avec le secrétaire d'État au Transport Jean-Baptiste Djebbari et le Haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye. "Le gouvernement n'a pas mesuré les attentes des cheminots" qui ont "besoin d'être rassurés", a déploré Didier Aubert, secrétaire général du syndicat, à l'issue de cette réunion.

La CFDT-Cheminots réclame le maintien du régime spécial de retraite

La CFDT-Cheminots pourrait toutefois ne pas appeler à faire grève si elle obtient satisfaction au cours des prochains jours. S'il n'est pas opposé à un régime universel, le syndicat réclame "le maintien du régime spécial" de retraite pour les salariés de la SNCF sous statut de cheminot, a indiqué Didier Aubert.

Jusqu'à présent, le quatrième syndicat représentatif de la SNCF (derrière la CGT, l'UNSA et SUD-Rail), qui réclame "une réforme réellement juste", n'excluait pas de rejoindre le mouvement, avec en ligne de mire l'annonce par le gouvernement de propositions sur le futur régime de retraite des cheminots, qui ne lui ont pas donné satisfaction visiblement.

La confédération ne s'est pas encore prononcée

Favorable à la création d’un système universel, de son côté, Laurent Berger, le numéro un de la centrale syndicale, s'est pour l'instant toujours refusé à suivre le mouvement. La confédération attend toujours des éclaircissements sur la pénibilité, les carrières des femmes et les régimes particuliers.

Mais, depuis la publication par le COR (comité d'orientation des retraites) de ses prévisions pessimistes sur le déficit grandissant des régimes de retraite à l'horizon 2025, la perspective de mesures paramétriques - avec une hausse plus rapide que prévu de la durée de cotisation comme le préconise le COR - risque de contraindre la CFDT à hausser le ton pour ne pas se retrouver seule alors que se profile un mouvement social d'ampleur contestant la réforme à venir des retraites.

Frédéric Bergé