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Prix du gaz, prime à la conversion, allocation de rentrée scolaire... Ce qui change (ou pas) en août

Resteront éligibles pour la mise au rebut tous les véhicules classés Crit'air 3 ou plus anciens

Resteront éligibles pour la mise au rebut tous les véhicules classés Crit'air 3 ou plus anciens - SEBASTIEN BOZON

Au 1er aout, les tarifs réglementés du gaz et de l'électricité prennent un coup de chaud. Si vous voulez acheter une voiture, un nouveau dispositif de primes à la conversion entre en application le 3 août. C'est également en août que sera versée l'allocation de rentrée scolaire: voici la liste de ce qui change à partir du 1er aout.

> Les tarifs réglementés du gaz augmentent

Les tarifs réglementés de vente du gaz, appliqués par Engie à des millions de foyers français, vont augmenter de 1,3% au 1er août. Dans le détail, l'augmentation est de 0,3% pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 0,7% pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 1,4% pour les foyers qui se chauffent au gaz. Depuis le 1er janvier 2019, les tarifs réglementés ont ainsi baissé de 24,5%.

A noter que depuis cet été et jusqu'à la fin février 2021, les tarifs réglementés du gaz font l'objet d'un mécanisme de lissage mis en place par le gouvernement. La baisse du tarif au 1er juillet a ainsi été délibérément limitée, afin de pouvoir éviter ensuite une remontée trop brutale des tarifs cet hiver dans le sillage du rebond des cours du gaz.

> L'électricité aussi

Les tarifs réglementés de l'électricité augmentent de 1,54% pour les 24 millions d'abonnés EDF n'ayant pas opté pour l'une des offres alternatives.

> Livret A: rien ne change

Fixé à 0,5% depuis le 1er février, le taux de rémunération du Livret A et du livret de développement durable peut, comme chaque année, être modifié par le gouvernement à compter du 1er août. Ce ne sera pas le cas, la nouvelle méthode de calcul ne jutfie pas une hausse. Le taux de 0,5% étant le plancher légal, la rémunération des dizaines de millions de détenteurs de livrets A va donc demeurer inchangé.

> Prime à la conversion: quelques changements

Un nouveau dispositif de primes à la conversion sera mis en place à partir du 3 août. Il se concentrera désormais plutôt sur les ménages les plus modestes, ceux disposant d'un revenu fiscal par part inférieur à 13.489 euros. Les particuliers concernés pourront bénéficier d'une aide de 2500 à 5000 euros (selon leurs revenus), pour l'achat d'un véhicule électrique ou hybride rechargeable. Ce sera 1500 à 3000 euros pour un véhicule Crit'Air 1 ou 2. La prime à la conversion applicable pour la transformation d'un moteur thermique en un moteur électrique (rétrofit) reste fixée à 5000 euros.

> Une allocation de rentrée scolaire majorée de 100 euros


L'allocation de rentrée scolaire est cette année "exceptionnellement" dotée de 100 euros supplémentaires par enfant. Elle sera versée le 4 août à la Réunion et Mayotte, puis le 18 août en métropole et dans les autres DOM (Martinique, Guadeloupe, Guyane). Plus de trois millions de familles aux revenus modestes vont bénéficier de cette allocation majorée en raison "des conséquences sociales de la crise épidémique", a indiqué le ministère dans un communiqué.

> Les transports lillois plus chers

Alors que traditionnellement les tarifs des transports en commun augmentent dans les grandes villes le 1er août, cette année Lille est la seule grande ville à appliquer une hausse. Le prix du ticket de base sur le réseau Ilévia passe de 1,65 euros à 1,70 euros. Le ticket ZAP, utilisé pour les trajets cours, augmente de 5 centimes et passe ainsi à 1,10 euro. quant à l'abonnement mensuel plein tarif il augmente de 1 euro. Il coûtera désormais 60 euros.

> L'activité partielle longue durée est entrée en vigueur

Ce nouveau dispositif vise à inciter les entreprises durablement affectées par la crise "à garder leurs salariés et leurs compétences pour être prêtes quand l'activité repartira", expliquait la ministre du Travail Elisabeth Borne. Concrètement, il autorise une réduction du temps de travail jusqu'à un maximum de 40% d'heures chômées, compensées par l'État plus fortement que le chômage partiel de base, sous condition d'un accord collectif au niveau de l'établissement, l'entreprise, le groupe ou la branche.

Le salarié touchera sur toutes les heures chômées 84% de son salaire net (ou 70% de son brut), si sa rémunération ne dépasse l'équivalent de 4,5 Smic. Les heures chômées ne pouvant dépasser 40% de son temps de travail normal, aucun salarié ne pourra se retrouver avec une rémunération mensuelle inférieure de 93% à celle de son salaire net habituel.

> Les conditions d'éligibilité assouplies pour l'Allocation chômage

Alors que depuis le 1er novembre, il fallait avoir travaillé au moins six mois sur les 24 derniers pour ouvrir des droits, la règle s'assouplie. Dorénavant, pour les personnes qui perdront leur emploi entre le 1er août et le 31 décembre 2020, les droit seront ouvert dès quatre mois travaillés sur les 28 derniers. Cet assouplissement ne concernera pas les personnes ayant perdu leur emploi entre novembre et août, qui resteront soumises à la règle des six mois. La ministre du Travail, Elisabeth Borne, a justifié cette non-rétroactivité pour des raisons techniques, voulant éviter "des acrobaties sur le système d'information de Pôle emploi" qui risqueraient de perturber l'indemnisation des demandeurs d'emploi.

https://twitter.com/AnneKatell Anne-Katell Mousset Rédactrice en chef adjointe BFM Éco