BFM Business

Flambée des prix de l'électricité: Pompili assure que "l'Etat protégera" les consommateurs

"Quoi qu'il arrive, l'Etat protégera", a-t-elle indiqué vendredi matin sur BFM Business (...) ce n'est jamais une folie d'accompagner nos concitoyens dans des moments de crise".

Face à la flambée des prix de l'électricité, "l'Etat protégera" les consommateurs en garantissant la limitation de la hausse à 4% pour les particuliers, même si cela doit lui coûter cher, a assuré vendredi la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili.

"Quoi qu'il arrive, l'Etat protégera", a-t-elle indiqué vendredi matin sur BFM Business (...) ce n'est jamais une folie d'accompagner nos concitoyens dans des moments de crise".

Selon des experts du secteur cités par le Figaro vendredi, la promesse du gouvernement de limiter la hausse de l'électricité à 4% devrait coûter beaucoup plus cher que prévu au budget de l'Etat, aux alentours de 12 milliards d'euros.

Barbara Pompili a aussi incité à "consommer moins d'énergie", notamment en accélérant les travaux de rénovation et d'isolation des bâtiments soutenus financièrement par l'Etat, via le système "Ma Prim'Renov".

Envolée des prix

Pour les industriels consommateurs d'énergie, la ministre n'a pas donné d'indications précises sur ce que fait le gouvernement. Ils se disent étranglés à la fois par l'envolée des prix sur le marché et par les limitations dont ils font l'objet pour l'accès à des prix régulés plus bas (système Arenh). Certains craignent des fermetures d'usines début 2022.

"Notre priorité est de faire en sorte que l'évolution du prix de l'énergie pénalise le moins possible les entreprises" s'est-elle bornée à dire.

"Pour les entreprises énergo-intensives", le gouvernement a "travaillé pour trouver des solutions à court et moyen terme" car "on voit bien que la volatilité des marchés ne va pas se terminer", a-t-elle ajouté.

L'une de ces solutions passe, selon Bercy, par une évolution du marché européen de l'électricité dont les cours sont calés sur les coûts des producteurs les plus émetteurs de carbone sur le continent.

"Le marché peut évoluer aussi"

"Nous voulons montrer que de la même manière que l'Europe évolue, ce marché peut évoluer aussi", a dit Barbara Pompili, "tout en gardant ses fondations protectrices" qui permettent les interconnections rapides entre pays et évitant ainsi les blackouts sur le continent.

La ministre a répété que la France était soutenue dans sa proposition par cinq pays, "l'Espagne, l'Italie, la Roumanie, la Grèce et Malte" qui souffrent aussi beaucoup de l'envolée de l'électricité.

Lors de la réunion du Conseil européen de l'Energie qui s'est tenue jeudi, la France "a fait des propositions à la Commission pour faire évoluer ce marché et tenir compte de la décarbonation des mix. Ca peut aider les pays qui font des efforts pour décarboner à pouvoir le répercuter sur les consommateurs", a estimé la ministre.

T.L avec AFP