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Pierre Gattaz juge que l'Etat doit "arrêter de nous infantiliser" avec les fermetures de commerces

Sur le plateau de BFM Business, l'ancien président du Medef Pierre Gattaz a plaidé pour que le gouvernement travaille davantage avec les acteurs de terrain pour trouver des solutions. Il a fustigé les fermetures imposées à tous les commerces par une "élite parisienne".

Après quatre semaines de fermeture en raison du reconfinement, les commerces non essentiels ont pu lever le rideau samedi 28 novembre. Mais les restaurants devront encore attendre au moins jusqu'au 20 janvier. Leur ouverture sera conditionnée à un nombre de contaminations inférieur à 5000 cas par jour.

Pierre Gattaz, ancien président du Medef, était l'invité de la matinale de BFM Business ce lundi. Il a exhorté le gouvernement à travailler davantage avec les acteurs de terrain pour trouver des solutions à la crise sanitaire.

"Il faut faire confiance aux gens, aux acteurs de terrain, aux acteurs économiques. C'est vrai pour les restaurants, pour les stations de ski. Je suis malheureux pour la France, je suis malheureux pour ces gens et pour leurs salariés", a déploré Pierre Gataz.

"Il faut arrêter de nous infantiliser"

Le président du lobby BusinessEurope et du directoire de l'enteprise Radiall, fondée par son père et son oncle, a fustigé des décisions prises par une "élite parisienne", qui ne collabore pas avec le terrain.

"Dans nos entreprises, nous avons mis en place des protocoles exigeants avec les salariés. Il ne faut pas nier le virus mais c'est fondamental de travailler avec les acteurs de terrain. Il faut vraiment arrêter de nous infantiliser et cesser ce jacobinisme d'une élite parisienne qui nous impose des choses dans nos entreprises", a plaidé l'ancien président du Medef.

Pierre Gattaz a cité plusieurs fois la Suisse comme modèle de gestion du virus. Dans le pays, les restaurants rouvriront le 10 décembre dans cinq cantons. Les règles seront strictes avec des établissements fermés pendant le couvre-feu, des tables de 4 personnes maximum (hors enfants), et une obligation de fournir ses coordonnées pour assurer la traçabilité des cas contacts.

"Il y plein de solutions. Dans les restaurants, j'avais proposé de mettre des plexiglas entre les tables, des masques particuliers, une prise de température systématique", a cité Pierre Gattaz. "La solution qui consiste à imposer de façon généralisée la fermeture, c'est un scandale".
P.D. avec AFP