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Mere le discounter russe arrive en octobre en France et promet des prix 30% plus bas que Lidl

Mere, le "Lidl" russe arrive en France en octobre.

Mere, le "Lidl" russe arrive en France en octobre. - Mere

Fondée en Sibérie en 2009, la chaîne Mere qui rencontre un succès fulgurant arrive en France en octobre et détaille sa stratégie de prix "ultra-discount".

Le hard-discount n'est pas mort. Alors que les enseignes allemandes comme Lidl ou Aldi réfutent ce qualificatif depuis quelques années, de nouvelles enseignes pourraient prendre le créneau d'asssaut.

C'est le cas de Mere, la chaîne du groupe russe Svetofor fondé en 2009 en Sibérie et qui compte déjà près de 2000 points de vente dans le monde. Après s'être attaqué avec succès à l'Europe de l'est et la Chine, le discounteur a mis un pied en Allemagne en 2019 et a rencontré une succès fulgurant. Son premier magasin ouvert à Leipzig a du rapidement fermer quelques jours après avoir été dévalisé.

Après avoir ouvert un premier magasin au Pays de Galles en août, Mere va donc arriver en France au mois d'octobre. Pressenti depuis quelques mois dans l'Hexagone, la chaîne vient de donner sur son site la liste de ses premiers magasins. Les premiers Mere français seront donc à Pont-Sainte-Marie dans l'Aube, Sainte-Marguerite dans les Vosges et Thionville en Moselle.

"Le territoire de la région Grand Est est choisi pour démarrer le développement du réseau, explique Mere sur son site. L'entreprise prévoit d'ouvrir des magasins dans toutes les grandes villes de France et d'établir des liens avec des fournisseurs dans toute l'Europe."

La chaîne de magasins recherche activement des locaux en France pour s'y implanter. Sa cible: d'ancien locaux désaffectés en périphérie des grandes villes afin de payer les loyers les plus bas.

Une stratégie similaire à celles des hard-discounters allemands à leur arrivée en France dans les années 1990. Car Mere promet des prix encore plus agressifs que ceux de Lidl et Aldi. De l'ordre de 20 à 30% si on en croit ceux pratiqués au Royaume-Uni.

Outre des magasins paupérisés et à l'apparence spartiate, Mere détaille sur son site comment il parvient à obtenir des prix aussi bas à la faveur d'un cahier des charges strict pour ses fournisseurs.

"Le prix du produit au supermarché, incluant tous les frais de transport, doit être inférieur de 20 à 30% à celui de la concurrence, peut-on lire sur le site de Mere. Cela peut en partie être réalisé en économisant sur l'emballage et ses dimensions. Nous n'avons pas besoin d'emballages brillants et très attrayants. Pour les marques bien connues et bien implantées sur le marché, la différence de prix devra avoisiner les 50% de réduction."
Avant de préciser que "le fournisseur doit assurer le retour de 100% des produits invendus", que "le fournisseur est responsable de la disponibilité et du transport de ses produits vers tous les supermarchés de la région" et que "seules les propositions de produits en classe économique seront évaluées, les offres de produits Premium et périssables ne seront pas prises en considération."

Les fabricants qui rêvent de marges copieuses vont donc passer leur chemin.

Frédéric Bianchi
https://twitter.com/FredericBianchi Frédéric Bianchi Journaliste BFM Éco