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Les confinements ont été propices aux envies de changer de métier

Le mystère autour de la cyberattaque en France signalée lundi par l'Agence française de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) s'épaissit, la société visée Centreon rejetant la faute sur un développeur tiers

Le mystère autour de la cyberattaque en France signalée lundi par l'Agence française de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) s'épaissit, la société visée Centreon rejetant la faute sur un développeur tiers - NICOLAS ASFOURI © 2019 AFP

Beaucoup de Français ont profité de ces périodes pour chercher un nouvel emploi et/ou apprendre pour évoluer professionnellement.

Enfermés à la maison des mois pendant le premier confinement, privés désormais de sorties après 18h voire de week-ends, les Français s'ennuient. Malgré tout, ces périodes semblent avoir été propices aux envies de mobilité et à l'acquisition de nouvelles compétences notamment grâce aux outils en ligne.

Selon une étude de Hello Work, 1 salarié sur 2 a intensifié ses recherches depuis la crise en raison de l’envie d’un nouveau projet professionnel. Si 23% des personnes interrogées ont déjà changé d’emploi dans les 12 derniers mois, elles sont 84% à être actuellement en recherche d’une nouvelle aventure professionnelle. "La crise sanitaire est clairement à l’origine de cette forte mobilité: elle a poussé un répondant sur deux à intensifier ses recherches", peut-on lire.

Pas d'attentisme

Les raisons principales de cette envie d’ailleurs reposent avant tout sur la prise de conscience de nouvelles appétences ou d’un nouveau projet (53%), devant la manière dont leur entreprise actuelle a géré la situation (36%) et l’envie de déménager dans une nouvelle région (36%).

"Malgré ce que l’on aurait pu croire, les salariés ne font pas preuve d’attentisme dans cette crise, bien au contraire, ils ont des projets, des envies d’ailleurs, de mobilité, ils accélèrent leurs recherches, leurs projets professionnels", déclare David Beaurepaire, directeur délégué chez Hellowork.

Selon un sondage de Yougov, 33% des répondants européens ont indiqué vouloir évoluer professionnellement soit pour acquérir une nouvelle compétence et s'orienter vers une nouvelle carrière, soit pour la stabilité et la sécurité de leur poste actuel.

Apprendre une nouvelle langue, apprendre à coder

Alors si 22% des Français interrogés ont voulu s'améliorer en cuisine et 20% en loisirs créatifs, 11% ont profité des confinements pour apprendre une nouvelle langue ou se perfectionner et 6% pour apprendre à coder. 12% d'entre eux ont entre 18 et 24 ans.

Plus de la moitié (56%) d'entre eux ont déclaré que leur motivation était dictée par une volonté de se reconvertir ou d'envisager une nouvelle carrière dans ce secteur très porteur. Une volonté rendue possible par la multitude de formations en ligne sur la question.

D'ailleurs, selon les données récoltées par LinkedIn, la pandémie de Covid-19 a stimulé les secteurs de la Tech et du digital, ainsi que les offres d'emploi dans le développement de logiciels, l'ingénierie, les data science ou encore l'IA.

"Si la pandémie nous a montré quelque chose, c'est que l'avenir est numérique. Il est réconfortant de voir tant de personnes, en particulier celles ayant un parcours non technique, se lancer dans la programmation informatique ou le développement de logiciels et d'y voir une nouvelle compétence", commente Werner Knoblich, Senior vice-président et General Manager de RedHat, un éditeur de logiciels à l'origine de cette étude.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business