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Les chantiers de Ngozi Okonjo-Iweala, la nouvelle présidente de l'OMC

Ngozi Okonjo-Iweala vient d'être nommée directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). De nombreux chantiers attendent l'ancienne numéro deux de la Banque mondiale.

L'OMC vient de désigner sa nouvelle présidente. Ngozi Okonjo-Iweala est ainsi devenue la première femme et la première représentante d'un pays africain à diriger l'institution. De nombreux chantiers attendent l'ancienne numéro deux de la Banque mondiale.

"A l'heure actuelle, l'OMC est confrontée à de nombreux défis et il est clair pour moi que des réformes profondes et de grande envergure sont nécessaires. On ne peut pas continuer comme avant", a-t-elle martelé.

Rebâtir le tribunal de l’OMC

Tout d'abord, l'OMC n’a jamais été autant affaiblie. Pendant quatre ans, Donald Trump a a tout fait pour miner l'organisation. L'ancien président des Etats-Unis a paralysé le règlement des différends commerciaux, sa mission première, en s’opposant systématiquement au remplacement des juges. Résultat, la cour d'appel était paralysée, empêchant les procédures devant l'OMC d'aller à leur terme. Rebâtir le tribunal de l’OMC sera donc une priorité.

Par ailleurs, elle devra régler la question des droits de propriété intellectuelle, notamment sur les vaccins. Les pays en développement veulent assouplir la protection sur les brevets afin de pouvoir produire les produits sanitaires dont ils ont besoin. Ce que refusent les pays où sont basés les laboratoires.

Autre chantier: un accord sur l’élimination des subventions à la pêche. Des négociations qui patinent depuis 2001. Enfin, Ngozi Okonjo-Iweala va devoir redonner une impulsion au multilatéralisme dans un contexte où les grandes puissances multiplient les accords bilatéraux ou régionaux de libre-échange.

Virginie Cooke et Pauline Dumonteil