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La répression des fraudes met en garde contre les trottinettes non conformes

La répression des fraudes met en garde contre les trottinettes

La répression des fraudes met en garde contre les trottinettes - NICOLAS TUCAT / AFP

Avant la grève contre la réforme des retraites, la DGCCRF a mis en garde contre l'utilisation des trottinettes électriques qui devraient rencontrer un franc succès dès jeudi. En effet, plusieurs d'entre elles ne respecteraient pas la réglementations européennes.

La répression des fraudes a mis en garde mercredi les consommateurs face au danger que représentent les nouveaux engins de mobilité urbaine (trottinettes électriques, mais aussi hoverboards ou monoroues) non conformes aux réglementations européennes, juste avant une grève des transports qui devrait doper leurs ventes.

"Les engins motorisés de mobilité urbaine, en développement croissant ces dernières années, ont été à l'origine de plusieurs alertes nationales et européennes pour des risques graves de choc électrique et d'incendie", a averti la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), dans un communiqué.

"Les consommateurs doivent vérifier que le produit qu'ils achètent comporte le marquage 'CE' et qu'il est accompagné d'une notice d'utilisation en français et d'une déclaration 'CE' de conformité", a ajouté la DGCCRF.

"Nombreuses non conformités"

Le marquage CE atteste qu'un produit respecte les réglementations européennes. Une enquête menée en 2018 a révélé "de nombreuses non conformités, qu'il s'agisse de marquages obligatoires sur les produits ou de leur documentation technique", toujours selon la répression des fraudes. 

"Les 35 prélèvements effectués, portant sur des hoverboards, des trottinettes électriques et des monoroues, ont été ciblés sur les produits potentiellement les moins sûrs. Ils ont tous été déclarés non conformes et dangereux", a indiqué cette administration qui dépend du ministère de l'Économie.

Dans le cadre de cette enquête, plus de 250 établissements ont été contrôlés en 2018 par la DGCCRF, "à tous les stades de distribution", afin d'y vérifier le respect des obligations en matière de marquage et de documentation ainsi que la sécurité des produits.

Les professionnels mis en cause "ont, dans leur majorité, pris des mesures correctives volontaires, allant du retrait des produits, suivi de leur remise en conformité, jusqu'au rappel des produits auprès des consommateurs", selon la DGCCRF.

P.L avec AFP