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La crise Covid ne devrait pas affecter les augmentations mais davantage les recrutements

Des salariés

Des salariés - sanuas Pixabay CC

Cette année, la majorité des entreprises prévoit de maintenir des enveloppes d’augmentations comparables à celles prévues avant la pandémie. Mais elles vont modifier leur politique de recrutement.

De nombreuses entreprises ont été fragilisées par la pandémie. Mais cette situation ne devrait pas avoir d’impact sur leur politique salariale. Elles prévoient de maintenir cette année des enveloppes d’augmentations salariales très comparables à celles prévues avant la crise du COVID-19, selon une étude conduite par Willis Towers Watson.

En effet, la moitié des employeurs prévoit des taux d’augmentations égales ou supérieures à 2,3%, contre 2,5% prévus initialement. L’année 2020 ne s’annonce donc pas comme catastrophique puisque ce chiffre est comparable à ce qui a été observé l’année dernière. Toutes les catégories de salariés, qu’ils soient employés, cadres ou non, devraient en bénéficier. L’année prochaine s’annonce prometteuse, puisque les DRH prévoient des augmentations d’au moins 2,4%.

Les entreprises prévoient de maintenir des niveaux d’augmentations assez soutenus pour préserver leur capacité à retenir et fidéliser les meilleurs, analyse Khalil Ait-Mouloud, Responsable de l’Activité Enquêtes de Rémunération au sein de Gras Savoye Willis Towers Watson.

De plus L'impact économique de la pandémie n'a pas encore été pleinement ressenti, et certaines entreprises qui avaient déjà annoncé des augmentations de salaires, ne peuvent plus faire machine arrière malgré la pandémie.

Des réductions d'effectifs sont au programme

Mais pour une partie des salariés, les augmentations attendront. Un tiers des employeurs a procédé à un gel des salaires. Les secteurs les plus touchés sont le commerce, où une entreprise sur deux a pris cette décision, suivi par le secteur de l’énergie (40%), les médias, puis celle de l’industrie manufacturière les loisirs et la tech ( tous 31%).

La situation s’annonce plus critique sur le plan de la gestion du personnel: 8 DRH sur 10 ont déjà revu ou ont prévu de modifier leur politique de recrutement, pour limiter l’impact de la crise sur leur trésorerie. Elles ne perdent pas de temps puisque plus de 6 entreprises sur 10 ont déjà entamé cette transition, soit en gelant les embauches (82%) soit en réduisant les effectifs (18%). Ils sont aussi plus de 7 sur 10 à avoir prévu de modifier leur politique de temps de travail.

Coralie Cathelinais Journaliste BFM Éco