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Toujours pas d'accord sur le budget européen

François Hollande craint qu'un accord ne soit pas trouvé cette semaine

François Hollande craint qu'un accord ne soit pas trouvé cette semaine - -

Les négociations ont été suspendues à minuit et demi, et reprendront ce vendredi 23 novembre à midi. Reportage vidéo: Julien Migaud-Muller.

Les négociations sur le budget européen, ouvertes jeudi 22 novembre à 23 heures, ont été suspendues une heure et demi plus tard. Elles reprennent ce vendredi, pour décider de reporter ou non les négociations.

Les dirigeants européens doivent examiner les propositions faites jeudi soir par le président du Conseil européen Herman Van Rompuy. Ce dernier a proposé des réductions budgétaires moins importantes pour les politiques de cohésion et la Politique agricole commune (PAC), qui gagnait huit milliards d'euros par rapport à sa proposition précédente. Il maintient en revanche ses propositions de réductions budgétaires globales de 75 à 80 milliards d'euros pour la période 2014-2020, alors que les Britanniques réclament des dizaines de milliards d'euros de coupes supplémentaires.

Hollande et Merkel pessimistes

Cette nouvelle proposition implique que les autres dépenses de l'UE, comme son administration ou les fonds dédiés à la recherche et l'innovation, soient amputés plus sévèrement.

Vendredi soir, François Hollande s'est déclaré pessimiste, estimant que les Vingt-Sept n'arriveront vraisemblablement pas à un accord cette semaine.

"C'est le plus probable, c'est ce que tout le monde a dans la tête", a-t-il déclaré à des journalistes en marge d'une conférence de presse, relativisant par ailleurs la gravité d'un report des négociations. "Il est probable qu'il n'y aura pas d'accord à ce sommet", a estimé le président français. Donner "du temps au temps pour parvenir à un accord" sera "sans doute la position sage", a-t-il poursuivi. "Je suis pour qu'un compromis soit trouvé, c'est l'intérêt de l'Europe", mais cela peut "se faire en deux temps, on n'est pas dans le sommet de la dernière chance".

La chancellière allemande Angela Merkel était encore plus pessimiste: "je pense que nous avancerons un peu, mais je doute que nous parvenions à un accord".

Interrogé jeudi sur BFM Business, le député européen Alain Lamassoure a jugé "absurde" le bras de fer en cours.

BFMbusiness.com et AFP et Reuters