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Leonardo DiCaprio empêtré dans un monumental scandale financier

L’acteur américain est suspecté d’avoir détourné des centaines de millions de dollars d’un fonds malaisien. L’affaire prend une telle ampleur aux États-Unis qu’il a été contraint de se retirer de la collecte de fonds pour la campagne d’Hillary Clinton.

Pour le journal suisse Le Temps, c’est certainement l’un des plus importants scandales financiers du XXIe siècle. Et dans le premier rôle de ce scénario digne d’Hollywood, Leonardo DiCaprio. La star de cinéma fait actuellement l’objet d’une enquête du FBI sur "des dizaines, voire des centaines de millions de dollars" qu’elle aurait détournés du fonds malaisien 1MDB.

Mais l’affaire ne s’arrête pas aux États-Unis. Plusieurs procédures pénales ont été lancées dans le monde, dont une en Suisse par le fonds bâlois Bruno Manser de défense de la forêt tropicale dont le directeur, Lukas Straumann, exige que l’acteur "s’excuse et restitue l’argent perçu ayant été volé au peuple malaisien". Le fonds avait déjà alerté les autorités helvétiques sur le dossier en décembre 2014.

Des films produits avec de l'argent sale

Aucune charge n’est formellement retenue contre la star d’Hollywood qui a néanmoins été interrogé par le FBI dans le cadre de l’enquête. Leonardo DiCaprio est suspecté d’avoir "orchestré le pillage d’1MDB" avec deux Malaisiens. L’un, Jho Low, est suspecté d’avoir subtilisé "700 millions de dollars via l’antenne genevoise de PetroSaudi".

Le second, Riza Aziz, gendre du Premier ministre malaisien, est le fondateur de la société de production Red Granite Pictures qui n’a produit qu’un film, "Le Loup de Wall Street" (2013). Selon Le Temps, il "aurait été financé avec l’argent soustrait des caisses publiques malaisiennes".

Pour l’heure, aucune accusation n’a été formulée par la justice américaine et Leonardo DiCaprio est entendu comme témoin. Toutefois, le scandale prend de telles proportions que l'acteur a été contraint de se retirer de la collecte de fonds pour la campagne d’Hillary Clinton. Son argent serait trop sale et risque de déteindre sur la candidate à la succession d’Obama.

Des "orgies mémorables"

Justin Timberlake et Jessica Biel ont remplacé au pied levé, mercredi, l’ex-tête d’affiche du "Titanic", pour assurer une soirée qui a moissonné quelque 33.400 dollars par participant. L’explication officielle de ce faux bond est un "conflit d’agenda". Mais, selon la presse américaine, la star est devenue "persona non grata" à cause d’anecdotes qui alimentent les médias américains sur l’utilisation des sommes détournées.

Selon les enquêteurs, des montants détournés "auraient servi à sponsoriser des virées à Las Vegas, l’achat d’œuvres d’art, d’immobilier de luxe et de jets privés, ainsi que l’organisation d’orgies mémorables et autres convivialités arrosées". Les témoignages commencent à se répandre dans la presse. Selon le rappeur O.T. Genasis, DiCaprio et ses deux compères malaisiens auraient commandé pour un million de dollars de champagne As de pique à 50.000 dollars la bouteille lors d’une soirée privée, du champagne qu’ils ont utilisé pour "arroser les murs".

Pascal Samama