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Le futur budget britannique allie rigueur et petits cadeaux fiscaux

George Osborne présentant la "budget box" rouge, avant son discours devant la Chambre des Lords.

George Osborne présentant la "budget box" rouge, avant son discours devant la Chambre des Lords. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le chancelier de l'Echiquier, George Osborne, a, dans un discours prononcé ce mercredi 19 mars devant la Chambre des Lords, présenté ses prévisions budgétaires et affirmé la nécessité de poursuivre les efforts. Il a néanmoins consenti quelques petits cadeaux.

Le Royaume-Uni ne compte pas ralentir la cadence. "Nous devons réparer notre toit pendant que le soleil brille", a argué George Osborne, le chancelier de l'Echiquier, présentant le budget 2014-2015 devant la Chambre des Lords, ce mercredi 19 mars. "Le travail est loin d'être achevé", a-t-il ajouté.

Car si la croissance accélère, le déficit britannique reste supérieur à 6%. Le but pour le gouvernement conservateur est donc d'arriver, à terme, à ramener les finances publiques dans le vert.

George Osborne a ainsi indiqué que le Royaume-Uni vise un excédent budgétaire de 0,2% à partir de l'exercice 2018-2019, revoyant au passage à la baisse ses prévisions de 2013 à 2019.

Croissance en hausse

L'accélération de la croissance va clairement aider Londres à remplir ces objectifs. Osborne a d'ailleurs annoncé que l'OBR, l'organe chargé d'établir les prévisions économiques, a revu à la hausse la croissance. En 2014, le PIB devrait ainsi croître de 2,7%, contre 2,4%. Idem pour la prévision de 2015, qui passe de 2,2% à 2,3%.

"Il s'agit de la plus forte révision à la hausse de la croissance entre deux budgets depuis au moins 30 ans", a déclaré George Osborne. Mais cela ne suffira vraisemblablement pas. "Bien sûr, des gens disent aujourd'hui: 'calmez le jeu, dépensez plus, empruntez plus', ce qui signifierait que la dette augmenterait pour se situer à environ 100% du PIB, minant ainsi la croissance. Ce serait une énorme erreur et nous ne sommes pas prêts à laisser cela se produire", a ainsi prévenu George Osborne.

"Je n'ai jamais eu peur de parler au peuple britannique des décisions difficiles auxquelles nous sommes confrontés. Et je n'ai pas l'intention de le faire aujourd'hui simplement parce que la situation s'améliore".

La bière moins taxée

En conséquence, diverses mesures vont être mises en place pour résorber le déficit. George Osborne a ainsi confirmé des réductions de dépenses permanentes d'un milliard de livres à compter de 2015, évoquant "des décisions difficiles" sur les rémunérations et les retraites du service public.

Mais, avec les élections de 2015 en ligne de mire, il ne pouvait éviter des "petits cadeaux". C'est ainsi qu'il a sonné le glas la taxe de 10% sur les revenus de l'épargne. Dans la même veine, il a gelé les taxes sur le whisky et le cidre et diminué celle sur la bière !

Enfin, concernant l'impôt sur le revenu, George Osborne a annoncé un relèvement des seuils des différentes tranches, permettant, par exemple, aux personnes gagnant moins de 10.500 livres par an (contre 10.000 livres auparavant), de ne plus payer cet impôt.

Julien Marion