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La Fed devrait réduire progressivement son soutien à l'économie

La Fed ne donne plus de référence chiffrée au taux de chômage depuis mars.

La Fed ne donne plus de référence chiffrée au taux de chômage depuis mars. - -

La Fed continue ce qu'elle a commencé. Selon le compte rendu de la dernière réunion du Comité de politique monétaire, publié ce mercredi 9 avril, elle devrait continuer à réduire son soutien à l'économie.

Pas de surprise du côté de la Fed. Les membres du Comité monétaire de la Banque centrale américaine estimaient le mois dernier que la Fed allait "probablement" continuer à réduire progressivement son soutien à l'économie.

Selon le compte rendu de la dernière réunion du Comité de politique monétaire (FOMC) publié ce mercredi 9 avril, les responsables estimaient que si l'économie des Etats-Unis "continuait de se développer comme attendu, la réduction par étapes mesurées des achats d'actifs serait probablement poursuivie".

Le changement du message d'orientation monétaire de la Fed - qui depuis le 19 mars ne donne plus de référence chiffrée au taux de chômage pour signaler une future hausse des taux -, "n'implique pas un changement d'intention" de la Fed, ont insisté "plusieurs" participants au Comité.

Ce n'est pas une politique monétaire moins accommodante

De même qu'il ne faut pas déceler la volonté d'une politique monétaire "moins accommodante" dans le fait qu'en moyenne, les membres de la Fed aient relevé de quelques points de base leurs projections à moyen terme des taux d'intérêt, ont souligné certains participants.

Sur le plan de l'évolution de l'économie, les conditions hivernales inhabituelles sont en grande partie responsables d'un ralentissement au premier trimestre, ont souligné les membres de la Fed. Mais ils affirment que la croissance devrait "s'accélérer" au cours des prochaines années. Dans les mois qui viennent, les dépenses de consommation devraient se renforcer.

Ailleurs dans le monde, la crise en Ukraine pourrait avoir un impact sur la croissance économique mondiale, jugent les responsables de la banque centrale. Ils soulignent que "les événements en Ukraine auront probablement peu d'effet direct sur l'économie américaine mais peuvent avoir un impact négatif sur la croissance mondiale".

D. L. avec AFP