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L'Argentine accepte de régler en partie sa dette

L'Agrentine et le Club de Paris ont trouvé un accord pour un remboursement de la dette de Buenos Aires.

L'Agrentine et le Club de Paris ont trouvé un accord pour un remboursement de la dette de Buenos Aires. - -

Le Club de Paris, qui regroupe les nations créancières de l'Argentine, a trouvé le 29 mai un accord avec Buenos Aires pour que le pays rembourse sa dette de près de 10 milliards de dollars.

Il aura fallu treize ans pour trouver une issue au spectaculaire défaut de l'Argentine de 2001. Au terme de deux jours de réunion, jeudi 29 mai, le Club de Paris et Buenos Aires ont trouvé un accord pour planifier le remboursement de la dette argentine envers ses nations créancières.

Le pays va donc reprendre ses paiements et apurer tous les arriérés en cinq ans, pour un montant total dû de 9,7 milliards d'euros au 30 avril 2014. Le deal prévoit le versement d'1,15 milliard de dollars avant mai 2015. Le paiement suivant interviendra en mai 2016.

En 2011, le pays, endetté auprès d'entreprises, de fonds d'investissements, de banques et de différents pays à plus de 130 milliards de dollars, avait provoqué un séisme en annonçant qu'il ne les rembourserait pas.

LE FMI exclu de l'accord

Aujourd'hui, son gouvernement cherche à normaliser les relations avec ses créanciers. Notamment ceux qui composent le Club de Paris, ce groupe informel de gouvernements créanciers des pays industrialisés. Grâce à cet accord, les "agences de crédit export des membres du Club de Paris qui le souhaitent reprendront leurs activités de crédit à l’exportation", indique le groupe. Ce qui ouvre la voie au retour des investissements étrangers en Argentine.

En revanche, cet accord ne règle pas la question des sommes dues aux fonds vautours, ces établissements financiers qui ont racheté les titres de créances de l'Argentine à ceux qui avaient refusé de restructuré sa dette. Ceux-ci continuent de réclamer en justice le remboursement intégral, intérêt de retard compris, de ces créances.

Le Fonds monétaire international, lui, est exclu de cet accord. Buenos Aires a, en effet, rompu le dialogue avec le FMI depuis 2004. Il tient l'institution en partie responsable de sa faillite de 2001. La présidente Christina Kirchner avait posé comme condition de ne pas avoir à collaborer avec le FMI.

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N.G.