BFM Business

Etats-Unis: la politique monétaire de la Fed jugée dangereuse par les Républicains

Les Républicains vont jusqu'à qualifier Ben Bernanke, le président de la Fed, de "traître".

Les Républicains vont jusqu'à qualifier Ben Bernanke, le président de la Fed, de "traître". - -

Ben Bernanke doit clôturer au soir de ce jeudi 13 septembre la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed). Or, le président de la Fed fait actuellement face à la gronde des Républicains et de leur candidat à l'élection présidentielle, Mitt Romney, qui souhaite rien de moins que sa démission.

Aux Etats-Unis, les marchés attendent ce mercredi soir, une éventuelle nouvelle intervention de la Réserve fédérale américaine. Le contexte est un peu difficile pour le patron de la Fed, Ben Bernanke, en pleine période électorale et avec un candidat républicain, Mitt Romney, qui a déjà dit qu'il se débarrasserait de lui s'il était élu.

Déjà, pendant la primaire républicaine c'était à celui qui attaquerait le plus violemment le patron de la réserve fédérale. "Bernanke le dictateur", disait le candidat Ron Paul. "Bernanke le traître", ajoutait Rick Perry.

Au-delà des noms d'oiseau il y a un débat de fond. Les Républicains, très à cheval sur l'orthodoxie monétaire, trouvent que la Fed en fait trop, qu'elle outrepasse ses pouvoirs et qu'elle risque de générer de l'inflation.

Paul Ryan, le candidat à la vice-présidence, pense carrément qu'il faut limiter l'indépendance de la Fed et ne lui demander de s'occuper que de l'inflation et de l'emploi, sa seconde mission.

Des critiques qui commencent à s'estomper

Pourtant plus on approche de l'élection plus les critiques républicaines s'estompent. Le candidat Mitt Romney disait en août qu'il se débarrasserait de Ben Bernanke s'il était élu. Mais un de ses proches conseillers disait le contraire. En fait l'électeur américain apprécie toujours un plan de relance et se soucie assez peut de l'orthodoxie monétaire, ce qui du coup met le patron de la Fed un peu plus à l'abri des foudres républicaines.

Jean-Bernard Cadier