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Dette: Obama et les républicains se rapprochent d'un accord

La Maison blanche attend toujours la fin du blocage budgétaire.

La Maison blanche attend toujours la fin du blocage budgétaire. - -

Les républicains ont proposé, jeudi 10 octobre, un relèvement "temporaire" du plafond de la dette, afin d'éviter un défaut de paiement des Etats-Unis. Barack Obama, lui s'est dit "heureux" de cette proposition, quoique préférant une solution à long terme.

Il n'y a toujours pas d'accord entre le président américain et les réépublicains, mais la journée de jeudi 10 octobre a été marquée par deux avancées significatives.

D'abord l'opposition républicaine a fait une première concession. Elle accepte de relever le plafond de la dette de manière provisoire. La date limite du 17 octobre est repoussée de six semaines, au 22 novembre. En revanche, les républicains refusent de rouvrir les services de l'Etat qui sont fermés à moins que la Maison Blanche fasse des concessions sur le Budget.

L'autre avancée significative est le fait que ces "messieurs" se parlent enfin. Barack Obama a reçu pendant plus d'une heure les principaux responsables républicains. C'est la première fois qu'ils se voyaient depuis le début de la crise.

Le président a dit qu'il était a priori d'accord pour la date du 22 novembre. Et sur la question des concessions sur le Budget, il n'a répondu ni oui ni non.

Les discussions se sont poursuivies dans la nuit et devraient se poursuivre ce vendredi 11 octobre. Un accord semble désormais à portée de main.

Mario Draghi y croit

Barack Obama s'est dit "heureux" de cet apaisement apparent à Washington, via son porte-parole. Mais le président a fait savoir qu'il préfèrait une solution à long terme et qu'il voulait aussi parvenir à une solution dans l'autre volet de la crise, la paralysie partielle de l'Etat fédéral faute de budget.

De son côté, Mario Draghi y est allé de son encouragement. "Le monde ne croit toujours pas que les Etats-Unis ne vont pas trouver une sortie", a déclaré le président de la Banque centrale européenne depuis New York.

Jean Bernard Cadier & BFMbusiness.com