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Etats-Unis: Obama brandit la menace du défaut de paiement

Barack Obama s'est exprimé depuis la Maison Blanche, ce mardi 8 octobre.

Barack Obama s'est exprimé depuis la Maison Blanche, ce mardi 8 octobre. - -

Alors que le blocage budgétaire ne semble pas trouver d'issue aux Etats-Unis, Barack Obama s'est exprimé, ce mardi 8 octobre. Il a notamment appelé les républicains à "écarter la menace" sur l'économie.

Barack Obama n'en démord pas. Le blocage budgétaire, qui fait de plus en plus planer la menace d'un défaut de paiement des Etats-Unis, incombe largement aux républicains.

Ce mardi 8 octobre, il a appelé à une fin immédiate du "shutdown", estimant qu'il y avait un nombre suffisant de républicains et de démocrates à la Chambre des représentants pour adopter une loi permettant la réouverture de l'administration fédérale.

Il a également insisté sur l'image des Etats-Unis, qui se dégrade chaque jour un peu plus. "A chaque fois que nous faisons ces choses, notre réputation dans le monde en pâtit. Nous avons l'air de ne pas savoir où nous allons", a-t-il estimé lors d'une conférence de presse, en notant que la crise politique actuelle l'avait contraint à renoncer à une tournée en Asie cette semaine.

Les coûts d'emprunt pourraient grimper

Mais le président des Etats-Unis ne s'y est pas trompé. L'échéance la plus importante reste le relèvement du plafond de la dette, qui doit intervenir au plus tard le 17 octobre prochain. Si tel n'était pas le cas, les coûts d'emprunt du pays pourrait croître de façon permanente, a-t-il déclaré.

Quant à un défaut de paiement, redouté par la planète entière, il serait "bien pire" que la paralysie de l'Etat, a-t-il assuré. Tout en se voulant rassurant, notamment vis-à-vis de ses créanciers: les Etats-Unis "ont toujours payé leurs factures et le feront de nouveau", a-t-il affirmé.

Pas de négociation en l'état

Barack Obama a, en outre, fait savoir qu'il ne négocierait pas avec les républicains tant que les élus du Tea party, la frange radicale de l'opposition, pousseraient John Boehner, le président de la Chambre, à menacer l'économie américaine.

"Nous ne pouvons pas faire de l'extorsion une composante de notre démocratie. La démocratie ne fonctionne pas ainsi. Et ce n'est pas seulement pour moi, c'est aussi pour mes successeurs", a-t-il également déclaré à l'encontre de ses adversaires politiques.

>> 2nd partie de la conférence du 8 octobre: Obama réaffirme sa détermination de continuer à s'en prendre aux terroristes

Y. D.