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Les BFM Awards, "une leçon d'optimisme"

La huitième cérémonie des BFM Awards

La huitième cérémonie des BFM Awards - -

Réactions et suggestions des invités au sortir de la cérémonie, lundi 12 novembre.

Au début, dans la longue file d’attente qui se forme devant le théâtre Marigny, l’ambiance est un peu froide. "Les BFM Awards tombent toujours un jour où il gèle", théorise un invité. "Pourtant, sur le carton, il était indiqué 19h précises", s’interroge un autre.

Mais une fois à l’intérieur, l’ambiance devient vite chaleureuse. Tant et si bien que Fleur Pellerin s’attardera une bonne demi-heure après la fin de la cérémonie pour discuter avec les invités. Malgré son conseiller qui la presse: "Nous sommes attendus à la fête de l’entrepreneur de l’ESCP". De son côté, le ministre du budget Jérôme Cahuzac avait prévenu dès son arrivée: "Je ne peux pas rester, je dois retourner au Parlement".

Fleur Pellerin dit apprécier le concept: "Les réussites entrepreneuriales ne sont pas assez souvent mises en avant, c’est important de les soutenir". Certes, la ministre déléguée aux PME et au numérique s’est faite un peu taquiner par l’assistance, mais elle assume: "C’est de bonne guerre, et pas pire qu’à l’Assemblée".

Jean-Baptiste Sergeant, analyste financier chez Gilbert Dupont, estime que "Fleur Pellerin s’en est bien tirée avec un discours pertinent, face à une salle qui n’a pas été très fair play".

"Le gouvernement a bien fait d’envoyer une femme, envers qui on se doit d’être courtois", note Nicolas de Tavernost. Le président du directoire de M6 a été ravi de remettre un prix à Jean-Claude Puerto, PDG de Ucar, devenu célèbre grâce à l’émission Patron incognito. "C’est amusant et fair play de faire la promotion d’une émission de M6 chez un confrère. Et si les entreprises se réunissent toutes lors d’une telle cérémonie, cela prouve qu’elles en ont besoin".

Pour sa part, Charles Beigbeder, président de la commission entrepreneuriat du Medef, dit sentir "une meilleure ambiance qu’il y a un mois avec les politiques, après les pigeons et surtout les 20 milliards".

Sweats à capuche

De son côté, Gilles Pélisson, ancien patron d’Accor, abonde: "dans le contexte actuel, seule BFM Business pouvait réussir une aussi belle soirée".

Alexandre Malsch, directeur général de Melty, qui dit avoir assisté à "des centaines de remises de prix", a trouvé les BFM Awards "pas chiants", et de féliciter la mise en avant "d’une famille qui bâtit plutôt que des serial entrepreneurs".

Même son de cloche chez Michel Boyon, qui a apprécié "le rythme enlevé et l’humour des présentateurs". Pour le président du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel), la cérémonie constitue "une puissante leçon d’optimisme dans un environnement morose, qui encourage les entrepreneurs, mais aussi donne envie à ceux qui rêvent de le devenir".

Eric Boustouller, qui dirige les activités de Microsoft en Europe de l’Ouest, assure être "un fidèle de la cérémonie", et trouve "merveilleux de célébrer l’entreprise".

Pierre Pringuet, directeur général de Pernod Ricard, corrobore: "C’est sympathique de faire une soirée sur les entrepreneurs, qui ont plus que jamais besoin d’être entendus et défendus". Il remercie aussi les organisateurs pour "l’hommage chaleureux et émouvant" rendu à Patrick Ricard, disparu en août.

Néanmoins, nos invités ont quand même quelques suggestions à transmettre aux organisateurs. "La cérémonie aurait plus d’impact si elle était diffusée sur BFMTV", recommande Geoffrey La Rocca, qui vient de créer une start up baptisée Madeleine Market. "Il faudrait créer un prix de l’échec assumé ou transfiguré", propose Jean Watin-Augouard, gérant de Trade Mark Ride. "Je souhaiterais qu’il y ait plus de PME et de jeunes entrepreneurs", ajoute Laurent Vronski, vice-président de Croissance Plus. "Il faudrait créer un prix du jeune entrepreneur, car ça manque un peu d’internet, de sweats à capuche", conclut Alexandre Malsch de Melty, venu en sweat à capuche...

Jamal Henni