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Un incendie chez Orange coupe le téléphone d'un Centrafricain sur cinq

Orange compte plus de 100 millions d'abonnés en Afrique.

Orange compte plus de 100 millions d'abonnés en Afrique. - Seyllou/ AFP

La totalité des plus de 800.000 abonnés du groupe sont touchés par cette gigantesque panne.

Près de 20% des habitants en Centrafrique sont privés d'accès au réseau téléphonique mobile et à l'internet depuis plus de deux jours et pour une durée indéterminée après un incendie accidentel chez l'un des deux principaux opérateurs, Orange, a indiqué mercredi le groupe français à l'AFP.

La totalité de ses plus de 800.000 abonnés - particuliers et entreprises - sont touchés par cette gigantesque panne sur tout le territoire de ce pays très pauvre d'Afrique centrale, a précisé Régis Delière, le directeur général d'Orange-Centrafrique.

L'incendie, d'origine accidentelle, a ravagé une partie du siège de l'opérateur à Bangui dimanche soir et a "provoqué de graves dommages" dans les locaux techniques, selon la compagnie qui étudie "les différents scénarios de relance des services" mais sans pouvoir indiquer combien de temps il faudra pour rétablir les réseaux.

D'innombrables abonnés se sont rués sur les cartes SIM des concurrents d'Orange, Telecel et Moov, Régis Delière déplorant "une perte de revenus immédiate qui durera" au moins jusqu'au rétablissement des services de sa compagnie.

Une économie sinistrée

Classé par l'ONU deuxième pays le moins développé du monde, la Centrafrique est en proie depuis 2013 à une guerre civile, qui a cependant considérablement baissé d'intensité depuis 2018.

Depuis fin décembre cependant, l'armée du président Faustin Archange Touadéra, grâce essentiellement au soutien de centaines de paramilitaires russes dépêchés par Moscou, a reconquis une grande partie de plus des deux tiers du territoire que contrôlaient jusqu'alors des groupes armés rebelles.

Mais l'économie du pays est sinistrée et les longues coupures d'électricité et autres pénuries rythment le quotidien des Centrafricains, notamment dans la capitale Bangui.

SK avec AFP