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Vélos en libre-service: bientôt la fin du chaos?

En février, Gobee.bike, la société de vélos en libre-service a annoncé qu'elle arrêtait son service en France en raison de trop nombreux vols et dégradations.

En février, Gobee.bike, la société de vélos en libre-service a annoncé qu'elle arrêtait son service en France en raison de trop nombreux vols et dégradations. - GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

La ministre des Transports veut créer un système de licence pour les vélos en libre service. La loi d'orientation des mobilités va imposer aux sociétés de retirer les vélos en mauvais état et créer des points de dépose.

Les services de vélo partagés devaient aider à faciliter les déplacements de courtes distances en ville. Au lieu de cela, ils ont créé une cacophonie avec d’un côté les Vélib' de Smovengo qui tardent à remplir leur mission dans les temps fixés, et de l’autre les vélos en libre-service laissés à l’abandon aux coins des rues. Élisabeth Borne veut remettre de l’ordre dans tout cela.

Ce matin, sur Europe 1, la ministre des Transports a dévoilé qu’un cadre légal sera créé pour mettre de l’ordre dans ces services. "Dans la loi d'orientation des mobilités que je présenterai prochainement, on donnera les moyens aux collectivités d'engager des discussions avec ces opérateurs qui proposent des vélos en libre-service", a dévoilé Élisabeth Borne.

La ministre veut créer un système de licence pour améliorer la gestion des parcs de vélos mis à la disposition du public. "Les sociétés qui proposent ces services doivent s'engager à retirer les vélos en mauvais état, à organiser les points de dépose", a-t-elle précisé.

Quant aux défaillances de Smovengo, le successeur de JC Decaux dans les Vélib parisiens, Élisabeth Borne n’a pas voulu s’immiscer dans ce dossier qui incombe à la ville de Paris. Mais elle souhaite que la capitale trouve "rapidement un bon service".

Pascal Samama