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Vélib’: attaqué par Smovengo, l’ancien opérateur JCDecaux réplique

Vélib' accuse toujours du retard dans l'installation des stations.

Vélib' accuse toujours du retard dans l'installation des stations. - Guillaume Souvant - AFP

Smovengo reproche à son prédécesseur d'être l'une des causes du retard d'installation du Vélib'. Chiffres à l'appui JCDecaux réplique.

Le Vélib' n'en finit pas de prendre du retard. A ce jour, à peine plus de 300 sont ouvertes contre les 600 initialement prévues au 1er janvier et l'objectif de 1.400 au total. Sous le feu des critiques des utilisateurs, Smovengo promet désormais 10 nouvelles stations par jour.

Expliquant son retard à cause de problèmes techniques de raccordement électrique, le nouvel opérateur du Vélib' pointe aussi du doigt son prédécesseur JCDecaux. Le week-end dernier, le groupe soulignait ainsi "l'important retard pris par JCDeaux dans le démontage des stations".

Un retard "totalement imputable" à Smovengo

Des "contre-vérités inacceptables" pour JCDecaux qui réplique dans un communiqué et s'étonne de voir Smovengo rejeter une part de la faute "plutôt que d'assumer ses responsabilités". Citant des chiffres, JCDecaux démontre que le démontage des anciennes stations n'est pas à l'origine du retard du Vélib'.

"Au 31 décembre, JCDecaux a démonté 548 stations, Smovengo n'a été en faculté de n'en ouvrir que 65. Au 1er mars, JCDecaux a démonté 797 stations. Smovengo n'a été en faculté de n'en ouvrir que 324", réplique le communiqué.

"Les chiffres sont têtus et démontrent que le retard de Smovengo lui est totalement imputable", se défend encore JCDecaux, rappelant qu'en 2007 l'opérateur historique du Vélib' était parvenu à mettre en service 750 stations et 10.000 vélos en 4 mois et demi. 

Des pénalités financières appliquées

Face au fiasco de l'installation du Vélib', la mairie de Paris a décidé de "reprendre les choses en main" en mobilisant ses ingénieurs et techniciens aux côtés des équipes de Smovengo pour accélérer la cadence. 

Autolib' Vélib' Métropole, qui regroupe les communes où le Vélib' est déployé a décidé d'appliquer des pénalités financières à Smovengo à hauteur d'un million d'euros pour le mois de janvier et d'un million supplémentaire pour le mois de février. Des compensations financières ont aussi été décidées en faveur des abonnés. 

C. B