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Trafic conforme aux prévisions à la SNCF

Avec sept TGV sur dix, 60% des Transiliens et des TER, le trafic était conforme aux prévisions mercredi matin à la SNCF, où une grève a démarré mardi soir à l'appel de la CGT et de Sud-Rail. /Photo d'archives/REUTERS/Jean-Paul Pélissier

Avec sept TGV sur dix, 60% des Transiliens et des TER, le trafic était conforme aux prévisions mercredi matin à la SNCF, où une grève a démarré mardi soir à l'appel de la CGT et de Sud-Rail. /Photo d'archives/REUTERS/Jean-Paul Pélissier - -

PARIS - Avec sept TGV sur dix, 60% des Transiliens et des TER, le trafic était conforme aux prévisions mercredi matin à la SNCF, où une grève a...

PARIS (Reuters) - Le trafic SNCF devrait s'améliorer légèrement jeudi, au deuxième jour d'une grève relativement bien suivie à l'appel de la CGT et de Sud-Rail.

Selon les prévisions de trafic transmises par la direction, 75% des Transilien circuleront jeudi en période de pointe contre 60% mercredi, 67% des TER contre 60% et 73% des TGV avec une amélioration des liaisons entre Paris et Lyon ou Marseille.

Le trafic international sera normal sur les réseaux Eurostar, Thalys et sur les trains à grande vitesse vers l'Allemagne, dit un communiqué.

La CGT cheminots et Sud-Rail, qui réclament des négociations sur le recrutement et les salaires, ont déposé des préavis reconductibles et laissent entendre que le mouvement se poursuivra tant que la direction n'ouvrira pas de nouvelles discussions.

Les cheminots doivent décider de la poursuite éventuelle du mouvement lors d'assemblées générales, mercredi soir et jeudi.

La CGT a fait état de 40 à 43% de grévistes mercredi, soit une grève "encore plus forte" que les 3 février et 23 mars sur les mêmes périmètres selon le syndicat. "C'est un sérieux message adressé à la direction et au gouvernement", souligne la CGT dans un communiqué.

Sud-Rail évoque pour sa part 40% du personnel d'exécution en grève dans la branche fret et en moyenne 40% des agents de conduite mobilisés dans les trains de voyageurs.

Le président de la SNCF, Guillaume Pépy, "peut continuer à faire la sourde oreille (...), il n'en reste pas moins que sa stratégie (...) se heurte à la détermination et à l'hostilité d'un nombre toujours croissant de cheminots", estime le syndicat dans un communiqué.

La SNCF a transmis des chiffres de participation recensés sous le contrôle d'une cinquantaine d'huissiers.

Selon la direction, on dénombrait à la mi-journée 36,8% de grévistes parmi les conducteurs et 38,7% parmi les contrôleurs - des taux en baisse par rapport à ceux communiqués par la SNCF lors des deux derniers mouvements de grève.

BATAILLE DE CHIFFRES

Pour jeudi, le nombre de "déclarations individuelles d'intention" de faire grève est moins élevé, selon Jacques Damas, directeur général chargé de la sécurité et de la qualité à la SNCF.

"Nous aurons donc demain un peu plus de conducteurs travaillant qui seront mis au service d'un plan de transport plus complet", a-t-il expliqué aux journalistes.

Les lignes les plus affectées seront étoffées, a-t-il dit, évoquant notamment les lignes C et D du RER et les liaisons TGV Sud-Est.

Avant le début de cette nouvelle grève, la direction a prédit un mouvement de 48 heures et exclut toute réouverture des négociations avec les syndicats.

François Nogué a relayé le message de Guillaume Pépy: "Pas de négociations pendant la grève".

Ce serait "d'une certaine manière dévaloriser les négociations et les organisations syndicales qui ont signé des accords avec l'entreprise", a-t-il dit après avoir présenté un long exposé sur la "concertation à la SNCF depuis trois mois".

La CGT exige l'embauche de 2.000 cheminots supplémentaires pour 2010, alors que, selon elle, 22.000 postes ont été supprimés depuis 2002.

Selon Guillaume Pépy, 2.300 cheminots seront embauchés à la SNCF cette année, dont un millier au premier trimestre, et l'augmentation des salaires sera de 3,6%.

Direction et syndicats sont engagés dans une bataille des chiffres sur la participation. Dès mardi, la CGT Cheminots avait dénoncé les méthodes de calcul de la SNCF.

En plus des huissiers appelés à recenser les grévistes mercredi, François Nogué a précisé avoir commandé un audit à un cabinet externe pour vérifier les procédures de comptage.

L'Unsa et la CFDT ont été interrogées par le cabinet Algoé Consultants mais la CGT et Sud-Rail n'ont pas souhaité rencontrer le cabinet, a dit le directeur général qui a transmis les chiffres de la direction "dans un souci de transparence pour qu'il n'y ait aucune contestation possible".

Laure Bretton, édité par Sophie Louet