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Salariés fichés "S": après la RATP, Roissy ?

Des personnes fichées "S" auraient accès aux pistes d'aéroport de Roissy.

Des personnes fichées "S" auraient accès aux pistes d'aéroport de Roissy. - KENZO TRIBOUILLARD - AFP

Des employés d'entreprises travaillant à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, faisant l'objet d'une fiche "S", auraient néanmoins accès aux pistes de décollage, selon les informations de M6 données ce vendredi.

Nouvelles questions sur la sécurité dans les transports. Les perquisitions menées mercredi à l'aéroport de Roissy auraient révélé que des salariés fichés "S" disposaient de badges pour accéder aux pistes, selon les informations de M6 ce vendredi.

Le site internet de la chaîne affirme qu'un millier de casiers au sein des sociétés Air France Cargo et Fedex ont été fouillés par les forces de l'ordre. Les enquêteurs ont découvert ainsi que plusieurs employés fichés "S" pour soupçons de radicalisation islamiste disposaient néanmoins d'un badge d'accès aux pistes de décollage.

Des "signaux faibles de radicalisation"

Jeudi, une autre perquisition a eu lieu chez Servair, la filiale d'Air France qui gère la restauration et la logistique. Des objets révélant un "prosélytisme avancé" et des "signaux faibles de radicalisation" avaient été découverts à cette occasion, avait annoncé jeudi la préfecture déléguée aux aéroports.

En fonction des résultats de l'enquête, les titulaires des casiers suspects pourraient se voir retirer leur badge d'accès à la zone réservée, a précisé une source aéroportuaire à l'AFP.

Depuis les attentats contre Charlie Hebdo, une "dizaine d'employés travaillant sur la plateforme se sont vus retirer leur badge parce qu'ils avaient une pratique religieuse radicale ou étaient en contact avec des radicaux", a-t-elle ajouté.

Des demandes de badge refusées

En outre, une "cinquantaine de premières demandes" de badge ont été refusées après enquête, a indiqué cette source, précisant que des voies de recours "gracieux, hiérarchiques et devant le tribunal administratif" étaient possibles pour contester ces décisions. Jusqu'à présent, quand un recours a été formé, les décisions du préfet ont toujours été validées par les tribunaux, a encore précisé cette source.

La sécurité dans les transports fait l'objet d'inquiétudes depuis les attentats du 13 novembre à Paris. Mardi, une enquête du Parisien mettait cette fois en cause la RATP. L'article avançait que l'entreprise subissait une multiplication des incidents liés à la religion et employait plusieurs personnes faisant l'objet d'une fiche S.

N.G. avec agences