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RER B: un accord aurait été trouvé entre Alstom et la RATP

Une rame du RER B

Une rame du RER B - Geoffroy Van der Hasselt - AFP

Le constructeur ferroviaire doit fournir 146 nouvelles rames pour la ligne la plus fréquentée du RER.

Paix des braves en vue entre la RATP, la SNCF, la région Ile-de-France et Alstom au sujet de la très attendue modernisation du RER B? Selon Le Figaro, un accord aurait été trouvé à travers l'arbitrage d'Ile de France Mobilité (IDFM), le gestionnaire des transports parisiens qui finance la modernisation de cette ligne.

L'officialisation de l'accord pourrait être annoncée ce mercredi, il confirmerait le reconnaissance d'Alstom de ce contrat qui prévoit la fourniture de 146 nouvelles rames, pour 2,56 milliards d’euros, rames qui doivent être livrées en 2025. Finalement, aucun de ces termes ne sera remis en cause.

C'est donc la fin d'un long feuilleton qui a opposé le constructeur ferroviaire à la région. Rappel des faits.

Menaces

Un consortium associant Bombardier Transport et l'espagnol CAF avait remporté en janvier le marché face à Alstom, mais le groupe français avait multiplié les recours, puis a retiré l'offre de Bombardier après avoir repris l'entreprise canadienne, fin janvier.

La RATP et la SNCF considéraient alors que cette offre était inconditionnelle. Les deux groupes publics avaient en conséquence signé le contrat, appelant le nouveau propriétaire de Bombardier à l'exécuter.

Alstom sétait alors rendu à deux réunions pour discuter du projet, les 10 février et 4 mars, mais ne s'était pas engagé à honorer le contrat, provoquant la colère de la Région. Fin mars, Alstom déposait un nouveau recours contre la procédure d'attribution du contrat.

Mais le pragmatisme a fini par l'emporter. En avril, Alstom fait machine arrière et calme le jeu avec la RATP en renonçant à renégocier le contrat en acceptant de combler l'écart de 600 millions d'euros entre son offre et celle de Bombardier dont il a hérité.

Les deux entreprises entament des discussions pour démarrer rapidement la fabrication des 146 rames. Et de les livrer en temps et en heure.

Sur BFM Business, la présidente de la région, Valérie Pécresse avait menacé Alstom de représailles commerciales alors que la région pèse 25% de son carnet de commande. Elle a aussi poussé la RATP à s'entendre avec Alstom afin de présenter un calendrier précis le 14 avril.

Alstom avait aussi besoin de faire la paix avec la RATP. Les deux entreprises se sont alliées pour répondre aux appels d'offres du Grand Paris Express.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business