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Renault veut gagner des parts de marché à l'international

Renault compte regagner des parts de marché en 2013

Renault compte regagner des parts de marché en 2013 - -

Contrairement à PSA, la marque au losange est restée dans le vert en 2012, mais ses bénéfices ont fondu. Pour cette année, le groupe prévoit une amélioration de sa marge opérationnelle pour sa division automobile.

Sans surprise, Renault a réussi, au contraire de PSA, à rester largement dans le vert. Le groupe a ainsi enregistré un bénéfice net de 1,77 millions d’euros en 2012, selon ses résultats financiers, publiés ce jeudi 14 février. Un chiffre qui se situe, toutefois, en baisse de plus de 15% par rapport à 2011.

Mais malgré ce résultat, le cours de Bourse s'envolait ce matin peu après l'ouverture des marchés. Le titre Renault gagnait ainsi plus de 6% vers 9H, porté par des objectifs et des prévisions ambitieux.

Pour 2013, le groupe a ainsi décidé de d'abord se relancer sur le plan commercial. Comme indiqué lors de la publication de ses résultats commerciaux, Renault veut augmenter le volume de ses ventes qui ont décroché de plus de 6% en 2012.

Il s’agira avant tout de miser sur l’international, c’est-à-dire les marchés hors Europe, qui représentent désormais plus de 50% des ventes du groupe. Mais Renault compte aussi regagner des parts de marché en Europe, en misant sur de nouveaux modèles, Zoé, la nouvelle Logan, et d’anciens, lancés fin 2012, comme la Clio IV.

Le groupe indique à ce titre tabler sur une croissance de 11% pour la Chine, l’Inde et l’Amérique du Nord, de 1,5% pour le Brésil, son second marché après la France, et de 5% en Russie (son troisième marché). L’Hexagone devrait encore voir ses ventes diminuer de 3% en 2013, selon les prévisions de Renault.

Le constructeur automobile précise qu’à côté des ventes, il compte redresser ses résultats opérationnels, qui ont fait grise mine en 2012. Il prévoit ainsi de dégager une marge opérationnelle (c’est-à-dire le résultat d’exploitation rapporté au chiffre d’affaires) positive pour la branche automobile, quand celle-ci a été négative de 25 millions d’euros en 2012, contre un gain de 330 millions d’euros en 2011.

Le groupe prend toutefois ses précautions précisant que ces objectifs tiennent "sous réserve que les marchés européens et français ne soient pas significativement inférieurs au niveau attendu".

Des résultats opérationnels en berne

Renault veut ainsi clairement redresser la barre, car ses résultats 2012 montrent plusieurs signes de faiblesse.

Tout d’abord, Le constructeur automobile a, certes, réussi à dégager un bénéfice net d’ 1,77 milliard d’euros, mais la contribution des entreprises associées de Renault à ce résultat est forte : 1,5 milliard d’euros, dont 1,2 milliard pour sa grande alliée Nissan, dont Renault possède 44,3% du capital. A cela s’ajoute une plus-value exceptionnelle de 924 millions sur la cession de ses titres dans AB Volvo.

En 2012, le constructeur automobile a vu plusieurs de ses indicateurs opérationnels s’effondrer. Son chiffre d’affaires a baissé de 3,2% et sa marge opérationnelle globale a fondu de 33% traduisant la dégringolade de son activité. Son bénéfice d'exploitation a, lui, été divisé par 10.

Dans son communiqué, le groupe explique avoir souffert de l’intensification de la concurrence du secteur en Europe, qui a fait souffir ses marges, avec un effet négatif de 242 millions d’euros. Idem de l’impact de la baisse des volumes de ventes, évalué à 501 millions d’euros.

Mais au chapitre des bonne nouvelles, la groupe a annoncé avoir achever son désendettement. Ce qui lui donnera une certaine marge de manœuvre financière pour remplir ses objectifs de 2013

Julien Marion