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Renault envisage le futur avec optimisme

Début 2013, la mise en place de l'accord de compétitivité a représenté un coût, mais il va permettre des réductions de frais fixes à terme, dit le constructeur.

Début 2013, la mise en place de l'accord de compétitivité a représenté un coût, mais il va permettre des réductions de frais fixes à terme, dit le constructeur. - -

Le constructeur publiait ses résultats semestriels ce vendredi 26 juillet. En dépit d'une forte contraction de son bénéfice net, ses marges, ses ventes et ses perspectives sont très encourageantes.

Renault publie des résultats en demi-teinte ce vendredi 26 juillet. Le constructeur automobile affiche un bénéfice net divisé par 20 au premier semestre, à 39 millions d'euros. Mais le repli de ses ventes est limité à 2,4%, et les marges s'améliorent nettement.

En fait, la chute vertigineuse de son résultat net qui ternit les semestriels est due à des charges exceptionnelles. Principalement, selon le constructeur, à cause de l'Iran, où Renault est contraint de cesser progressivement ses activités en raison des sanctions internationales.

Succès de la nouvelle Clio et du crossover Future

Autre explication de cette contraction: la baisse des ventes en France, où l'industriel a dû passer des dépréciations d'actifs liées aux accords de compétitivité. "Il représente un certain coût dans sa mise en œuvre, reconnaît Carlos Tavares, le numéro deux de Renault, mais cet accord se traduira "à terme, par une réduction des frais fixes", rappelle-t-il.

Malgré ces points noirs, les ventes sont relativement stables depuis le début de l'année 2013. La marque au losange maintient donc ses objectifs annuels. En dépit d'un marché automobile plutôt déprimé, la nouvelle Clio et le crossover Future ont rencontré un franc succès, tandis que Dacia continue de tirer les ventes du groupe.

Un accord en Chine "dans les semaines à venir"

En terme d'objectif à long terme, le constructeur mise beaucoup sur la Chine pour trouver un nouveau relais de croissance. Renault n'est pas encore présent dans le pays, mais il tout proche de construire sa première usine avec Dongfeng, son partenaire chinois.

Selon Carlos Tavares, les deux partenaires en sont à définir "les modèles qui vont être introduits sur le marché chinois, le calendrier, le niveau d'intégration locale, le business plan". Les approbations aux demandes de licences sont accordées "document par document", précise le directeur général délégué aux opérations de Renault. Ne manque désormais plus que "l'accord cadre", que le constructeur devrait obtenir "dans les semaines à venir", assure-t-il.

Simon Tenenbaum et BFMbusiness.com