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Pourquoi SNCF, RATP, BlaBlaCar et Transdev veulent partager leurs données

Les quatre entreprises souhaitent créer une plateforme commune de vente regroupant les différents modes de transport

Les quatre entreprises souhaitent créer une plateforme commune de vente regroupant les différents modes de transport - FRED DUFOUR / AFP

Ces quatre entreprises envisagent de rassembler leurs données afin de créer une plateforme commune de vente. Il permettrait à leurs clients de combiner librement les modes de transport et de payer en une fois le trajet de leur choix.

Ne pas laisser à Google un monopole sur les transports. Voilà l'objectif de SNCF, RATP, Transdev et Blablacar. Les quatre entreprises françaises de transport travaillent en effet à un partage de leurs données, notamment horaires et tarifs, afin de créer une plateforme commune de vente, regroupant les différents modes de transport, selon une information publiée mercredi par Les Echos.

Les quatre entreprises "ont signé juste avant l'été un protocole d'accord portant sur la création d'un "data warehouse", littéralement un "entrepôt de données" qui centraliserait les informations des quatre opérateurs sur leur activité, et notamment les horaires théoriques mais aussi en temps réel", selon le quotidien économique.

La plus large base de données de France

Contactée par l'AFP, la SNCF a confirmé qu'un travail est en cours sur le sujet. Les Echos précisent qu'"une étude de faisabilité sur le plan technique a été lancée dans la plus grande discrétion. Les résultats devraient être connus cet automne".

"Une fois créé, ce data warehouse constituerait la plus large base de données existant à ce jour sur l'offre de transport terrestre en France, mêlant déplacements longue distance et transport urbain, en train, bus, métro ou covoiturage", ajoute le quotidien.

Blablacar pourtant déjà allié avec Google

L'objectif est, à terme, de vendre, pour un trajet, un seul billet regroupant plusieurs modes de transport - bus, métro, co-voiturage, vélo... D'autres opérateurs pourraient rejoindre cette plateforme. Les opérateurs veulent ainsi éviter de se faire ravir le pactole par Google. Le géant américain se développe fortement dans les transports en vendant déjà des billets d'avion via Google Flight et propose même d'accéder sur Google Maps à du covoiturage en proposant les services... de Blablacar. La start-up française ne veut apparemment pas mettre tous ses oeufs dans le même panier.

"Avec leur projet d'entrepôt de données commun, les principaux acteurs français se mettent en position de pratiquer l'open data tout en préservant leurs intérêts", commente le quotidien économique. La loi Macron d'août 2015 impose en effet aux entreprises assurant un service public de transport la diffusion de leurs données dans un "format ouvert", mais le décret d'application n'a pas enocre été publié.

P.L avec AFP