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Pour mettre fin à une grève historique, GM va verser 11.000 dollars à chacun de ses salariés

General Motors

General Motors - BILL PUGLIANO / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Le bras de fer sans précédent entre le constructeur automobile américain et ses salariés aux Etats-Unis s'achève grâce à un accord salarial et le sauvetage d'une usine vouée à la fermeture.

C'est une grève d'une ampleur exceptionnelle qui est sur le point de s'achever chez General Motors (GM). En effet, depuis la mi-septembre, les 46.000 salariés des 31 usines aux Etats-Unis du constructeur automobile américain ont arrêté le travail suite à l'échec de négociations autour des salaires, des contrats de travail et des projets de fermetures d'usines.

Depuis plus d'un mois, d'âpres négociations ont lieu mais le coût de cette grève massive et sans précédent depuis 1970, évalué à 100 millions de dollars par jour par des experts, semble avoir incité la direction à trouver un terrain d'entente.

Les adhérents du puissant syndicat UAW étaient en effet en passe vendredi d'approuver à travers un vote l'accord préliminaire négocié. "On attend encore le résultat de gros sites mais à l'heure actuelle, les signaux pointent vers une validation de l'accord", a indiqué à l'AFP Brian Rothenberg, un porte-parole de l'UAW.

Prime de 11.000 dollars

Le texte prévoit le versement d'une prime de 11.000 dollars par salarié au moment de la ratification du nouveau contrat de travail (que GM voulait imposer aux salariés) et la fermeture de trois usines, dans le Maryland, dans le Michigan et dans l'Ohio. 

GM va pouvoir fermer un quatrième site, en Californie, mais l'UAW a réussi à sauver l'usine de Detroit Hamtramck, qui se verra attribuer la production d'un nouveau véhicule.

Enfin, le constructeur va injecter 7,7 milliards de dollars dans ses usines américaines, ce qui devrait permettre de créer 9.000 emplois, avait indiqué à l'AFP le 17 octobre une source proche de la direction.

L'an dernier, le groupe dirigé par Mary Barra a dégagé un bénéfice net de 8 milliards de dollars mais est confronté depuis, comme l'ensemble du secteur, au ralentissement mondial des ventes de véhicules neufs et à la guerre commerciale. Et le coût de cette grève devrait lourdement pesé dans ses prochains résultats trimestriels qui seront dévoilés mardi.

OC avec AFP