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Investissement : sous pression, General Motors sort son chéquier

General Motors

General Motors - BILL PUGLIANO / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Le groupe annonce investir 1,8 milliard de dollars de plus aux Etats-Unis et créer 700 nouveaux emplois, après de nouvelles critiques de Donald Trump.

L’automobile reste l’un des secteurs chers au cœur du président américain. Alors que General Motors a décidé la fermeture de son usine de Lordstown, dans l'Ohio, Donald Trump accentue donc sa pression sur le constructeur pour une réouverture. Finalement, GM a annoncé ce vendredi un investissement de 1,8 milliard de dollars de plus aux Etats-Unis et la création de 700 nouveaux emplois.

« GM va continuer à investir dans ses opérations américaines, qu'il estime présenter des opportunités de croissance », a expliqué la PDG Mary Barra, dans un communiqué, évitant soigneusement d’évoquer Donald Trump.

GM garde la tête froide

Une partie de cet argent (300 millions de dollars) ira dans une usine du Michigan, Orion Township, où sera produite une nouvelle Chevrolet électrique, affirme le communiqué. Le site d'Orion produit déjà l'autre véhicule électrique du groupe, la Bolt. Assembler le nouveau modèle électrique aux Etats-Unis devrait permettre en outre de se conformer au nouvel accord de libre-échange négocié récemment entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, souligne l’entreprise. C’est ainsi sur ce site que seront créés les emplois alors que le véhicule devait, à l’origine, être produit en dehors des Etats-Unis.

En revanche, le sort de l’usine de Lordstown n’a pas été évoqué par le communiqué, façon pour GM de ne pas céder aux pressions de la Maison blanche. Fin décembre, GM a annoncé la suppression de 8000 emplois en Amérique du nord. Le secteur fait face à de grands changements, notamment sur le plan des normes environnementales et sur l’électrification des nouvelles gammes.

La rédaction avec AFP