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Pour Ghosn, la voiture électrique reste "un pilier" de Renault-Nissan

Carlos Ghosn compte sur un meilleur développement des infrastructures liées à la voiture électrique.

Carlos Ghosn compte sur un meilleur développement des infrastructures liées à la voiture électrique. - -

Le PDG de l'alliance a déclaré, ce mercredi 20 novembre, que la voiture électrique restait le pivot du développement technologique des deux constructeurs, en dépit d'un début de commercialisation difficile.

Carlos Ghosn n'en démord pas. Ce mercredi 20 novembre, le PDG de l'alliance Renault-Nissan a déclaré, en marge du salon automobile de Tokyo, que "la voiture électrique représente l'un des piliers, pas le seul, mais un pilier de notre développement technologique. Nous continuons de penser qu'elle deviendra un élément majeur de l'industrie automobile".

Carlos Ghosn impute, une fois de plus, le difficile démarrage du véhicule électrique à l'absence de bornes de recharge. "De nombreux gouvernements qui avaient promis des infrastructures ont été lents à les mettre en oeuvre, mais ils s'y mettent désormais".

Renault commercialise déjà quatre véhicules électriques, dont la citadine Zoé. Nissan, dont le Français est le premier actionnaire, a de son côté présenté la Leaf, un utilitaire, et prévoit de mettre sur le marché deux modèles supplémentaires.

Confiant pour 2020

Mais l'alliance, qui pensait auparavant pouvoir vendre, en cumulé, 1,5 million d'unités d'ici à fin 2016, a dû revoir cet objectif.

"Nous maintenons l'objectif de 1,5 million, mais la réalité nous oblige à dire que nous ne l'atteindrons pas en 2016 mais deux ou trois ans plus tard", a reconnu Carlos Ghosn.

Il a en revanche maintenu que la part de marché des voitures électriques dans le monde, toutes marques confondues, pourrait atteindre 10% en 2020.

"S'il y a un minimum d'investissement dans les infrastructures, ce sera le cas", a-t-il assuré, évoquant le succès des voitures électriques en Norvège, où les autorités soutiennent massivement cette technologie. Il s'est également dit confiant dans la percée de ces véhicules en Chine, en Europe et sur "quelques pans" du marché américain.

J.M. avec AFP