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La Formule E, le futur laboratoire de la voiture électrique

L'équipe française de Formule E, DAMS, Alain Prost est deuxième en partant de la gauche.

L'équipe française de Formule E, DAMS, Alain Prost est deuxième en partant de la gauche. - -

Cette petite sœur de la Formule 1, dont le Grand Prix d'Inde a lieu ce dimanche 27 octobre, ne fait courir que des modèles 100% électriques. La compétition permet ainsi aux industriels de faire progresser leurs recherches.

Ce dimanche 27 octobre, l'allemand Sebastian Vettel peut, selon ses résultats au Grand Prix d'Inde, remporter un quatrième titre de champion du monde et égaler ainsi le français Alain Prost.

Hasard du calendrier, ce dernier a officiellement annoncé, jeudi 24 octobre, qu'il s'engageait aux cotés de l'écurie française DAMS dans le futur championnat de Fomule E. Derrière ce nom intriguant se cache la petite sœur de la Formule 1 réservée aux monoplaces 100% électriques. La première saison sera disputée l'année prochaine.

"On va assister en 2014 à un grand pas en direction de courses automobiles plus respectueuses de l'environnement", s'est réjoui le quadruple champion du monde, qui doit faire oublier les résultats assez peu glorieux de son ancienne écurie de Formule 1, Prost Grand Prix.

Défi technologique

Les monoplaces de la Formule E n'ont pas tant de chose à envier à leurs voisines de F1. Elles seront un peu moins rapides, la FIA précisant que leur vitesse maximale s'élève à 220 km/h. Mais leur accélération a de quoi surprendre puisqu'elles passeront de 0 à 100 km/h en trois secondes. Elles seront aussi peu bruyantes: 80 décibels contre 70 pour une voiture normale, et 140 pour une F1.

Autant dire que le défi technologique a de quoi attirer plusieurs entreprises intéressées par l'électrique. Renault, dont le PDG Carlos Ghosn, mise beaucoup sur la voiture électrique, a ainsi travaillé à la conception de la Formule E en tant que "partenaire technique".

L'entreprise française a plus particulièrement oeuvré sur l'architecture et le système électrique de la Formule E. La Spark Renault SRT-01, seul véhicule de la compétition l'année prochaine, a ainsi été supervisée par la marque au losange qui lui a apporté son expertise.

Une opportunité pour les industriels

"La Formule E est une grande opportunité pour démontrer l'excellence et la fiabilité de nos solutions EV (Electronic Vehicle)", déclarait en mai dernier Philippe Klein, le vice-président et directeur plan, produit et programmes chez Renault. Evidemment le groupe explique que toutes les avancées permises par la compétition seront bénéfiques aux modèles de série.

Le discours est exactement le même chez Michelin, qui fournira les pneumatiques de la Fomule-E. "La compétition est un formidable terrain d'essais dans lequel nous expérimentons et nous développons nos technologies de demain", affirmait ainsi, en mars, Florent Menegaux, responsable de la compétition chez Michelin.

On notera également que le véhicule en tant que tel a été fabriqué par Spark Racing Technology, une jeune société française. L'italien Dallar a, lui, conçu le châssis, tandis que McLaren s'est occupé du système électronique et Williams des batteries.

Julien Marion