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Renault: les débuts difficiles de la voiture électrique

Carlos Ghosn estime que l'offre est là, mais la demande pêche.

Carlos Ghosn estime que l'offre est là, mais la demande pêche. - -

Carlos Ghosn, le PDG de l'alliance Renault-Nissan, a confirmé au Financial Times date du lundi 11 novembre que le groupe n'arrivera pas à vendre 1,5 million de véhicules émission d'ici à la fin 2016. La faute à un développement insuffisant des infrastructures.

Début difficile pour la voiture électrique de Renault. Dans un entretien accordé au Financial Times, daté du lundi 11 novembre, Carlos Ghosn confirme que l'objectif de vendre 1,5 million de véhicules zéro émission d'ici à fin 2016 ne sera pas atteint. Pour le PDG de Renault et de Nissan, il faudra quatre à cinq ans de plus.

Il constate que le développement timide des infrastructures retarde la stratégie de Renault-Nissan dans la voiture électrique.

La peur de la panne sèche

Pour le patron de l'alliance, l'offre est présente. Quatre modèles chez Renault et deux chez Nissan. Des véhicules qui couvrent l'essentiel du marché.

Seulement, le client a toujours peur de la panne sèche. Le manque de bornes de recharge refroidit les acheteurs potentiels. La construction des infrastructures a pris beaucoup de retard dans de nombreux pays.

En reportant de plusieurs années ses objectifs commerciaux,Carlos Ghosn reconnaît indirectement que, contrairement à ce qu'il a longtemps prédit, la voiture électrique ne représentera pas 10% du marché en 2020.

Pour autant, l'alliance Renault Nissan, qui a déjà investi 4 milliards d'euros dans la voiture électrique, ne compte pas remettre en cause sa stratégie.

Mathieu Sevin