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Perquisition au siège social de Volkswagen France

La justice française a lancé début octobre une enquête, ouverte pour "tromperie aggravée", à la suite du scandale Volkswagen.

La justice française a lancé début octobre une enquête, ouverte pour "tromperie aggravée", à la suite du scandale Volkswagen. - François Nascimbeni-AFP

Les enquêteurs se sont rendus au siège de Villers-Cotterêts et dans des locaux à Roissy-en-France. La justice avait ouvert une enquête pour "tromperie aggravée" à la suite du scandale des moteurs diesel truqués.

La justice suit son cours dans le scandale Volkswagen lié aux moteurs diesel truqués. Le siège français a été perquisitionné vendredi 16 octobre 2015, à Villers-Cotterêts (Aisne). Les enquêteurs se sont également rendus dans des locaux de Volkswagen à Roissy, dans la banlieue nord de Paris. De la documentation et du matériel informatique ont été saisis.

Comme dans d'autres pays, la justice française a lancé début octobre 2015 une enquête, ouverte pour "tromperie aggravée", sur le scandale Volkswagen. Le constructeur allemand est accusé d'avoir installé sur ses moteurs diesel un logiciel destiné à fausser les tests antipollution afin de faire passer ses voitures pour plus "écologiques" qu'elles ne sont.

Volkswagen a été perquisitionné en Italie cette semaine, comme en Allemagne au début du mois d'octobre. Un porte-parole du parquet de Brunswick (nord) a indiqué vendredi 17 octobre 2015, que l'enquête allemande avait permis d'identifier "plus de deux mais nettement moins de dix" salariés soupçonnés d'avoir été à l'origine de l'installation du logiciel litigieux.

En France, près d'un million de véhicules concernés

Dans le monde, quelque 11 millions de véhicules ont été équipés du logiciel litigieux, de marques VW mais aussi Audi, Skoda et SEAT, a avoué le groupe. Près d'un million ont été vendus en France, selon la filiale française de Volkswagen.

Un particulier a porté plainte auprès du parquet de Paris. Des avocats ont par ailleurs annoncé des actions de groupe de propriétaires de voitures concernées ou d'actionnaires du constructeur allemand. 

Ce scandale planétaire ébranle le géant allemand, numéro un mondial de l'automobile, dont le patron Martin Winterkorn a dû démissionner.

Volkswagen a annoncé que 8,5 millions de véhicules allaient être rappelés dans l'Union européenne. La facture finale se chiffrera vraisemblablement en dizaines de milliards d'euros de coûts de rappels et de contentieux juridiques, pour le constructeur qui a annoncé le 13 octobre 2015 une réduction d'un milliard d'euros par an de ses investissements.

F.B avec AFP