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Un plan public à l'étude pour sauver l'emploi chez Volkswagen

L'Etat allemand se penche sur le cas Voklswagen pour sauver l'emploi de 6.000 intérimaires

L'Etat allemand se penche sur le cas Voklswagen pour sauver l'emploi de 6.000 intérimaires - Damien Meyer-AFP

Six mille intérimaires de Volkswagen pourrait bénéficier d'un programme public de protection de l'emploi. Une façon d'anticiper l'impact du scandale des moteurs diesel "truqués".

Le gouvernement allemand examine la possibilité de faire bénéficier 6.000 intérimaires de Volkswagen d'un programme public de protection de l'emploi, rapporte le quotidien Bild, citant des sources gouvernementales.

Le programme prévoit un mécanisme de préservation des emplois par une réduction du temps de travail lorsque l'activité d'une entreprise diminue, le gouvernement compensant les pertes de revenus induites pour les salariés concernés.

L'idée avait déjà été avancée par le ministre du Travail Sigmar Gabriel mais le Bureau fédéral allemand du travail s'y est opposé.

Le constructeur automobile allemand est confronté aux conséquences du scandale provoqué par la manipulation de tests d'émissions polluantes sur certains de ces moteurs diesel.

Volkswagen envisage plusieurs scénarios

Bien que les ventes de ses véhicules ne soient pas encore affectées, Volkswagen a déjà indiqué qu'il entendait réduire d'un milliard de dollars par an un plan d'investissement dans sa principale division.

Le comité d'entreprise du constructeur automobile, réunissant des représentants syndicaux, s'est dit par ailleurs prêt à soutenir les efforts demandés pour garantir les emplois temporaires, selon porte-parole du comité.

Ce dernier précise être conscient que la direction du groupe étudie actuellement "différents scénarios". "Si l'emploi décline temporairement, réduire le nombre d'heures de travail sera une option raisonnable", a déclaré l'entreprise, ajoutant que la direction faisait tout ce qui était en son pouvoir pour protéger les emplois. 

Certains analystes estiment que le scandale pourrait coûter au groupe allemand jusqu'à 35 milliards de dollars en remises aux normes, amendes et procès.

Bfmbusiness avec Reuters