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Pepy persuadé que "l'écoute, la concertation, la négociation vont permettre d'éviter une grande grève"

Guillaume Pepy, président de la SNCF.

Guillaume Pepy, président de la SNCF. - Geoffroy van der Hasselt - AFP

Le président de la SNCF estime que si "chacun fait un effort, si tout le monde se met ensemble, parce que tout le monde a intérêt à cette réforme (...) on peut améliorer le système ferroviaire français et en faire un des meilleurs d'Europe".

Le président de la SNCF Guillaume Pepy a affirmé qu'il ne s'attendait pas à un mouvement social massif des cheminots contre la réforme de la SNCF. "Les cheminots, les syndicats de cheminots, ont intérêt à ce qu'il y ait un avenir pérenne pour la SNCF, je suis persuadé que l'écoute, la concertation, la négociation vont permettre d'éviter une grande grève", a déclaré Guillaume Pepy sur la radio franceinfo.

"Plus il y a de concertation, moins il y a de tension", a-t-il ajouté, reconnaissant toutefois de "l'inquiétude" chez les cheminots, après la présentation la semaine dernière du rapport Spinetta, qui présente des pistes de réformes pour la SNCF.

Pas prévu de "grève nationale"

La ministre des Transports Élisabeth Borne a reçu lundi les quatre syndicats représentatifs du groupe. Chacun a réaffirmé ses "limites" quant aux pistes esquissées pour l'avenir du groupe ferroviaire.

Le premier syndicat de la SNCF, la CGT-Cheminots, qui appelle à la mobilisation le 22 mars, n'a pas prévu de "grève nationale" ce jour-là. La suite dépendra de ce que va annoncer le Premier ministre Édouard Philippe, a-t-il dit.

"Si chacun fait un effort (...) si tout le monde se met ensemble, parce que tout le monde a intérêt à cette réforme, à ce moment-là, on peut améliorer le système ferroviaire français et en faire un des meilleurs d'Europe", a affirmé Guillaume Pepy.

D. L. avec AFP