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Pascal Pavageau (FO) demande un "moratoire" sur la réforme SNCF

Un moratoire permettrait au Premier ministre de reprendre les discussions sereinement, affirme Pascal Pavageau.

Un moratoire permettrait au Premier ministre de reprendre les discussions sereinement, affirme Pascal Pavageau. - Philippe Huguen- AFP

Le nouveau secrétaire général de Force Ouvrière voudrait que le gouvernement gèle la réforme ferroviaire. Cela permettrait de reprendre "sereinement" les discussions.

Pour sortir de l'enlisement avec les cheminots, le gouvernement doit faire un geste, prône Pascal Pavageau. "Si vous voulez que les choses se tassent, vous gelez la réforme et vous reprenez le dialogue, vous prenez le temps", a déclaré le nouveau secrétaire général de Force Ouvrière lors du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, en ce douzième jour de grève à la SNCF.

Il faut "qu'il y ait un moratoire à tout le moins, sinon c'est inextricable", a-t-il ajouté. "Puisque le Premier ministre souhaite reprendre les discussions, qu'il les reprenne sereinement".

"C'est une réforme du ferroviaire, pas uniquement de la SNCF", a relevé le nouveau numéro un de FO, soulignant que son syndicat est "représentatif dans la branche", alors qu'il ne l'est pas à la SNCF. "Il paraît qu'il y a une réunion la semaine prochaine, le 7, à Matignon", a-t-il ajouté. "A ma connaissance, ni la fédération FO des cheminots ni la confédération n'ont été invitées".

Edouard Philippe doit recevoir le 7 mai l'intersyndicale CGT-Unsa-SUD-CFDT et leurs responsables confédéraux, les dirigeants de la SNCF, les représentants de la branche ferroviaire, ainsi que ceux des usagers et des chargeurs, en réunions bilatérales.

Pascal Pavageau a estimé que "le Premier ministre devrait inviter large", car "le sujet sort du simple cadre SNCF".

La SNCF a connu samedi et dimanche son sixième épisode de grève depuis début avril, la circulation des trains étant toutefois moins perturbée que lors des précédentes journées de mobilisation, en raison d'une diminution du taux de personnel gréviste.

La rédaction avec AFP