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Paris: deux adjoints d’Anne Hidalgo appellent à revoir le projet de rénovation de la gare du Nord

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Dans une tribune, Alexandra Cordebard et Jean-Louis Missika estiment que le projet de rénovation de la gare du Nord doit être revu. Selon eux la création de 88.000 m2 de commerces et bureaux est "le contraire de ce qui est nécessaire" pour les voyageurs.

"Il faut revoir le projet de la gare du Nord". Dans une tribune publiée ce mardi dans Le Monde, deux adjoints d'Anne Hidalgo remettent en cause ce projet de transformation.

Jean-Louis Missika, adjoint en charge de l'urbanisme et Alexandra Cordebard adjointe en charge des affaires scolaires et maire du 10e arrondissement disent rejoindre "les questions soulevées par un collectif d'architectes, d'urbanistes et d'historiens de l'art" à propos du projet. Le mois dernier, ce collectif jugeait "inacceptable" le projet de centre commercial et de bureaux au sein de la gare du Nord. 

"Edifier un bâtiment de 88.000 m2 avec des commerces, des bureaux, une salle de spectacle, une salle de sport, est le contraire de ce qui est nécessaire", estiment à leur tour Jean-Louis Missika et Alexandra Cordebard. 
"La gare du Nord n'a pas besoin de davantage de bâti mais, au contraire, de davantage de vide pour améliorer le confort des voyageurs", ajoutent-ils. 

Un chantier "impossible" à finir pour les J.O de 2024

Ces installations commerciales, comme dans d'autres gares, doivent permettre à la SNCF de financer la rénovation de la gare. "Si le problème est celui-là, nous proposons que tous les pouvoirs publics concernés assurent un financement public de cette rénovation", proposent Jean-Louis Missika et Alexandra Cordebard, assurant que "la Ville de Paris est prête à assumer sa part". 

Les deux élus parisiens estiment par ailleurs que face à l'ampleur des travaux et "les risques de contentieux qui les retarderont obligatoirement" l'achèvement des travaux d'ici les Jeux olympiques de 2024 est "difficile, voire impossible". Selon eux, un projet "moins complexe, moins dense" aura "plus de chances de respecter l'échéance de 2024. Compte tenu de ces éléments, la Ville de Paris "ne sera pas aux côtés de la SNCF pour défendre le projet commercial", préviennent les élus qui appellent à amender le projet.

dossier :

Anne Hidalgo

Carole Blanchard