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Les malus écologiques, mauvaise nouvelle pour les constructeurs automobiles

Les constructeurs automobiles français, déjà en mauvaise posture, seront également victimes de la hausse de la taxation écologique.

Les constructeurs automobiles français, déjà en mauvaise posture, seront également victimes de la hausse de la taxation écologique. - -

L’augmentation de la taxe écologique pour les voitures, qui entre en vigueur en ce début du mois de janvier, est un nouveau coup dur pour les constructeurs automobiles français.

2012 fut une année noire pour les ventes de voitures en France. Selon les chiffres du CCFA, parus ce mercredi 2 janvier, les immatriculations sont tombées à un plus bas niveau depuis 15 ans.

Les constructeurs français sont les plus touchés: ils enregistrent un recul des ventes de près de 20% sur un an. En 2013, Renault et PSA devraient, en plus, être pénalisés par les nouveaux malus écologiques, qui entrent en vigueur ce début janvier.

La taxation écologique et le système des bonus-malus seront désormais accentués. Tous les véhicules qui émettent plus de 136 grammes de CO2/km sont concernés, avec des taxes échelonnées de 100 à 6 000 euros.

Une mesure qui touche surtout les constructeurs français

Le coup est particulièrement dur pour les voitures familiales, une des spécialités des constructeurs français PSA et Renault. Par exemple, une Citroën C8 voit son malus écologique passer de 1 300 à 3000 euros. Une Renault Modus verra, elle, son malus bondir de 750 à 2000 euros.

Ces surtaxes devraient en plus désavantager le "made in France". Une bonne partie de ces véhicules familiaux sont en effet produits en France, les Espace à Sandouville, les 508 à Rennes par exemple.

A l'inverse, les bonus écologiques profiteront aux petites voitures, souvent assemblées hors de France, et aux véhicules hybrides, spécialité des constructeurs japonais Toyota et Honda.

Simon Tenenbaum