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Le premier train à grande vitesse de l'Inde sera japonais

La technologie ferroviaire à grande vitesse japonaise qui serait employée sur une ligne de 505 kilomètres reliant Bombay à Ahmedabad, selon des responsables. Le coût de travaux est évalué à 13,5 milliards d'euros.

La technologie ferroviaire à grande vitesse japonaise qui serait employée sur une ligne de 505 kilomètres reliant Bombay à Ahmedabad, selon des responsables. Le coût de travaux est évalué à 13,5 milliards d'euros. - Kazuhiro Nogi-AFP

Les indiens voyageront dans un train à grande vitesse japonais, selon un accord signé entre les Premiers ministres des deux pays. Une excellente nouvelle pour le réseau ferré indien, passablement en retard.

Le Japon va fabriquer le premier train à grande vitesse de l'Inde. C'est la conséquence la plus spectaculaire des entretiens entre le Premier ministre indien Narendra Modi, son homologue japonais Shinzo Abe.

Le projet de TGV "va lancer une révolution dans les chemins de fer indiens et accélèrera le passage de l'Inde vers l'avenir. Cela deviendra un véritable moteur de la transformation économique de l'Inde", a déclaré le Premier ministre indien. 

Connue sous la dénomination Shinkansen, la technologie ferroviaire à très grande vitesse japonaise, qui a fêté ses 50 ans en 2014, serait ainsi employée sur une ligne de 505 kilomètres reliant Bombay à Ahmedabad, pour un coût de travaux évalué à 13,5 milliards d'euros.

Le Japan n'avait exporté son TGV qu'à Taïwan

Les modalités du financement de projet n'ont pas été dévoilées mais il est probable que le Japon devrait y contribuer sous forme de prêt. Jusqu'à présent, le Japon n'est parvenu à exporter son Shinkansen qu'à Taïwan.

MM. Modi et Abe entretiennent d'étroites relations remontant à avant l'arrivée au pouvoir de l'Indien en mai 2014, tous deux étant issus de la droite et affichant leur nationalisme. M. Modi a promis de moderniser le tentaculaire réseau ferré indien, qui souffre d'un gros retard d'investissement.

Les deux hommes d'Etat ont également conclu un protocole d'accord sur la coopération dans le domaine nucléaire civil, dont les détails seront finalisés avant qu'il soit signé, a précisé un porte-parole de ministère indien des Affaires étrangères sur son compte Twitter.

Tokyo a longtemps refusé de coopérer avec l'Inde dans ce domaine car Delhi n'a pas ratifié le traité de non-prolifération, mais l'assouplissement de sa position pourrait être dû à l'influence croissante de la Chine, selon les analystes.

Frédéric Bergé avec AFP