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La recette d’Alstom pour rendre les trains (encore) plus propres

Nouveau modèle de la gamme Alstom, le train Coradia iLint ne fonctionne ni au charbon, ni au diesel, mais à l'hydrogène.

Nouveau modèle de la gamme Alstom, le train Coradia iLint ne fonctionne ni au charbon, ni au diesel, mais à l'hydrogène. - Alstom

Le constructeur ferroviaire français va assembler, en Allemagne, une inédite déclinaison de son modèle de train régional "Coradia" fonctionnant à l'hydrogène.

Le rail est l’un des moyens de transport les plus écologiques. À condition que les trains ne soient alimentés ni au charbon ni au diesel mais à l’électricité. Or il subsiste, à travers le monde, des lignes ferroviaires qui n’ont pas encore été électrifiées. En Allemagne, environ 4.000 trains dotés de moteurs thermiques continueraient à circuler sur des tronçons dépourvus de caténaires.

En pleine polémique concernant la possible fermeture de son usine de Belfort, Alstom a décidé de profiter du salon spécialisé Innotrans pour présenter son "Coradia iLint". Un nouveau modèle de train régional capable de rouler sur les réseaux non-électrifiés grâce à une motorisation plus écologique.

Une "innovation révolutionnaire"

Pour y parvenir ces nouveaux trains embarquent, comme sur certaines voitures propres (Toyota Miraï, Hyundaï ix35 fuel-cell) une pile à combustible couplée à des batteries lithium-ion. Ce qui permet à ces rames de ne rejeter que de la vapeur d'eau et d'être beaucoup plus silencieuses en fonctionnement.

Selon leur constructeur, ces trains pourront parcourir, avec un seul plein d'hydrogène, entre 600 et 800 kilomètres à une vitesse maximale de 140 km/h. En fonction de la configuration choisie par les opérateurs ferroviaires, le Coradia iLint pourra embarquer jusqu'à 300 passagers, dont la moitié voyagera debout. 

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- © Alstom
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Alstom, qui présente ce train à hydrogène comme une "première mondiale" n'entend pas se contenter de vendre le matériel roulant, qualifié "d'innovation révolutionnaire" par Henri Poupart-Lafarge, le PDG de l'entreprise. La firme française entend proposer aux futurs acquéreurs, "une offre complète" de services comprenant la maintenance mais aussi la gestion des infrastructures à hydrogène (approvisionnement, stockage, ...). 

Commandés en 2014 par quatre landers allemands (Basse-Saxe, Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Bade-Würtemberg, Hesse) ces trains de nouvelle génération seront produits outre-Rhin, dans l’usine Alstom de Salzgitter (Basse-Saxe). La mise en circulation des premiers exemplaires est attendue début 2018.

D’après La Dépêche du Midi, leur construction impactera également les ateliers de production français de Tarbes (Hautes-Pyrénées), chargés selon leur directeur, Pierre Fleury, de la fabrication des chaînes de traction.

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Antonin Moriscot Journaliste BFMTV