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La RATP songe à concurrencer la SNCF sur les lignes TER

La RATP pourrait être candidate pour exploiter des TER. (image d'illustration)

La RATP pourrait être candidate pour exploiter des TER. (image d'illustration) - Fred Dufour - AFP

La régie autonome des transports parisiens pourrait être candidate à l'exploitation des trains régionaux en France lorsqu'ils seront ouverts à la concurrence.

La direction de la RATP envisage d'exploiter des lignes TER. "Nous ne nous l'interdisons pas, seuls ou avec un partenaire. Cela ferait sens", indique Catherine Guillouard, la PDG des transports en commun parisiens, dans un entretien au Figaro. "Nous avons le savoir-faire, avec l'exploitation de RER ou de trains à l'étranger, comme en Afrique du Sud", ajoute-t-elle. Catherine Guillouard précise que la RATP est déjà engagée dans cette démarche avec une candidature dans un appel d'offres de la région de Toronto, où elle est préqualifiée.

Pour rappel, les régions pourront, à partir de décembre 2019, organiser des appels d'offres pour désigner leurs exploitants de TER ou continuer d'attribuer directement des contrats à la SNCF, pour une durée maximale de dix ans. À partir de décembre 2023, la mise en concurrence deviendra obligatoire. L'Ile-de-France sera concernée entre 2023 et 2039 selon les lignes.

"La concurrence ne nous est pas étrangère"

Quant à l'ouverture à la concurrence de la RATP, Catherine Guillouard note que "'l'entreprise connaît le calendrier depuis 2009" et "se prépare en conséquence". Ce calendrier prévoit l'ouverture à la concurrence du marché des bus à la fin 2024, puis des tramways fin 2029 et enfin celui du métro et des RER A et B à la fin 2039, a-t-elle rappelé. "La concurrence ne nous est pas étrangère", souligne-t-elle.

La RATP "répond, avec un grand succès, à des appels d'offres en France et à l'étranger" via sa filiale RATP Dev, a relevé Catherine Guillouard, en citant des contrats remportés pour le métro de Doha avec Keolis, et en France à Lorient.

La RATP est ou sera candidate en Ile-de-France à toute une série d'appels d'offres, comme la liaison CDG Express, les tramways T9 et T10 puis des lignes du Grand Paris, ainsi que le marché des bus Optile de la grande couronne, a précisé la PDG. "Ces appels d'offres offensifs sont pour nous majeurs avant l'ouverture à la concurrence de notre réseau historique", insiste Catherine Guillouard.

A.M. avec AFP